DÉCOUVERTE DU FER DE RITTERSGRUNN (SAXE
Chladni {ÏÏeuermeteore, p. 324 à 326) mentionne une masse de fer avec péridol
Il Vidge al Dcsicrlo de Alacama, por cl Doctor R. A. Pliilippe-II.alle en Sapouiii, 1800, p. 121 . {10-4”;.
jH'ovenant de Saxe et qu’on s’est cru autorisé à rapporter à la météorite de Ritievgrunn. En 1751, Lelimann lait une mention analogue et Markgraff parle d’un fer trouvé vers cette époque entre Eibenstock et Jolianngeorgcnstadt par un ouvrier de Steinbach. Un deuxième spécimen figure dans la collection de Schonberg et il figurait dans le Musée de Gotha, où il était étiqueté : « Curieux échantillon de fer qu’on dit avoir été trouvé dans les champs. » Dans la collection de de Drée figurait un fer du Sénégal, dans celle de de Born un fer de Bohême, dans celle de Streglitz un fer de Norvège, que leurs caractères communs ont conduit à identifier avec celui de Rittersgrunn, adopté depuis ISGl.
C’est dans la même année, au mois d’avril, qu’on trouva à Breilenbach, dans le cercle d’Elbogen en Bohême et à 5 ou 4 lieues seulement de Johanngeorgenstadt une masse de fer péridotique de 10^500, absolument semblable aux échantillons de Rittersgrunn et que l’on doit regarder comme dérivant de la même chute.
L’échantillon que Stromeyer analysa fut décrit par lui comme originaire de Grirama, en Saxe; il provenait de la collection du duc de Gotha et Stromeyer le considéra comme une portion d’une pierre dont la chute avait été notée dans un bois près de Naunhof, aux environs de Grimma, vers le milieu du seizième siècle. Mais Cbladni prouva que cette supposition était insoutenable, appuyant son opinion sur l’état incomplet de la météorite conservée à Gotba à la fois au point de vue de la forme et de la croûte, tandis qu’il ajoutait que la masse de Naunhof devait avoir été beaucoup trop grosse pour qu’on ait pu la transporter et, en réalité, elle n’a jamais été retrouvée. Il est en tout cas probable que les matériaux sur lesquels Stromeyer a réellement opéré étaient d’une localité saxonne et un fragment de la chute à laquelle appartiennent les météorites de Rittersgrunn et de Breitenbach. Breithaupt pense que la chute en question a dû être le « Eisenregen » qui se produisit en 1164, à Whitsuntide, en Saxe, alors qu’une masse en fer tomba dans la ville d’Eleissen.