‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e section (volume 2)Chapitre 152 sur 197 · PROCÉDÉS FONDÉS SUR L’EMPLOI DE L’AZOTE DE L'AIR · texte numérisé non relu

PROCÉDÉS FONDÉS SUR L’EMPLOI DE L’AZOTE DE L'AIR

On doit à Clark la remarque suivante : il a observé à la base des hauts-fourneaux une masse de cyanure de potassium. Depuis, le même fait fut confirmé par les observations de Bromeis et de Redtenbacher. Bunsen et Playfair, guidés par ces faits, se sont livrés à une série de recherches qui ont montré que le cyanure se formait toujours au même endroit du haut-fourneau et que la quantité en était telle qu’on ne pouvait l’attribuer ni à l’azote de la houille, ni à Tammoniaque, mais bien à l’azote introduit par la soufflerie. Depuis on a repris cette question et les expériences de Langlois, entre autres, ont montré qu’avec du carbone pur et du carbonate de potasse également pur, on obtenait du cyanure de potassium lorsqu’on faisait passer, sur le mélange chauffé au rouge blanc, un courant d’azote.

Parmi les premiers fabricants qui prirent des brevets pour cette fabrication, on doit citer Possoz et Boissière (1843), Swindel (1845), Bromwell (1847), Ertel (1846), Armengaud, etc.

M. Possoz, dans son usine de Nevv-Castle-upon-Tyne, employait un appareil se composant d’un cylindre vertical en grosses briques réfractaires ; le diamètre intérieur,du cylindre était de 0“,o0; la hauteur chauffée au rouge blanc était de 3 mètres; à travers les parois, épaisses de 0“,25, des orifices étaient ménagés de distance ên distance. Le cylindre étant chauffé au rouge blanc et rempli de charbon de bois concassé, imprégné de 30 pour 100 de carbonate de potasse, une pompe aspirante déterminait au travers des petits orifices une multitude de jets de flamme (azote, acide carbonique, etc.) aspirée dans un carneau chauffé au blanc et entourant le cylindre de briques.

La principale difficulté de ces procédés et la cause de leur peu de succès consiste dans la température élevée qu’il est nécessaire d’atteindre pour que la réaction se fasse.

MM. Marguerite et Sourdeval ont aussi eu recours à l’azote de l’air, mais ils ont employé, au lieu de potasse, de la baryte qui se transforme, paraît-il, plus facilement en cyanure.

Le cyanure de baryum peut être ensuite traité par un sel de potasse et des sels de fer, et il se transforme alors en cyanure jaune.

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