DIVERS AUTRES PROCÉDÉS
Procédé de Gauthier-Bouchard. — On utilise dans ce procédé le mélange de Laniing, employé dans la purification du gaz de l’éclairage. Cette masse d’abord formée de chaux et de sulfate de fer, après avoir servi à la purification du gaz, se compose essentiellement de peroxyde de fer, de bleu de Prusse et de sulfocyanate de chaux. En trai tant la masse par de la chaux on obtient une grande quantité de ferrocyanure de calcium. Celui-ci, traité ensuite par du carbonate de potasse, donne du ferrocyanure de potassium.
Procédé de Roussin. — Ce procédé n’est guère susceptible d’une application industrielle, par suite du prix élevé des matières employées. Lorsqu’on calcine des mélanges d’azotate ou d’azotate de potasse avec de l’acétate et du carbonate de potasse, on obtient du cyanure de potassium. Ici l’azote est emprunté à l’azotate de potasse.
Procédé de Wietzki *. — .\I. Wietzki propose d’utiliser les composés cyanés que l’on rencontre dans la soude brute fabriquée par le procédé Leblanc. Pour 20 tonnes de soude fabriquée on peut obtenir, d’après lui, 6 tonnes et demie de ferrocyanure de sodium et 3 tonnes et quart de sulfocyanate de soude. Mais la grande solubilité du ferrocyanure de sodium rend cette extraction très difficile. M. Gruneberg a proposé, de même, d’utiliser les composés cyanés qui se forment dans la préparation du carbonate de potasse par le procédé Leblanc.
Ferrocyanure de potassium, azotate de potasse et azotate de soude. —
Martins a décrit une combinaison ayant pour formule K*FeGy^NaOAzO®,KOAzO’. Il l’a observée dans une eau mère d’azotate de potasse qui avait été fabriquée avec des résidus de sels de potasse provenant d’une fabrique de ferrocyanure. Il l’a reproduite en mélangeant des solutions bouillantes d’azotate de potasse et d’azotate de soude à une dissolution de ferrocyanure de potassium et laissant refroidir : une fois que la plus grande partie de l’azotate de potasse a cristallisé, on abandonne la liqueur à l’évaporation spontanée. Ce sont des cristaux sous forme de tables appartenant au système du prisme hexagonal. C’est au grand développement des bases du prisme que ces cristaux doivent leur forme tabulaire : ils présentent aussi des faces qui appartiennent à plusieurs rhomboèdres différents. Ils sont facilement solubles. Lorsqu’on les chauffe, ifs décrépiteut d’abord ; puis, à une plus haute température, ils détonent.
Ferrocyanures doubles de potassium et d’ammonium. — On en connaît deux :
1. (AzH*)K-’FesCy“. — On l’obtient en réduisant le ferrocyanure de potassium en
1. Wietzki, Berichte der deutsch. chem. Gesells., 1872, p. 996.
présence de l’ammoniaque par du glucose ou du lactose. Lorsque la solution est devenue jaune, au bout de quelques jours, on la traite par l’alcool et il se précipite de petits cristaux quadratiques, de couleur jaune, qui ont la composition indiquée. Ils sont assez solul)les dans l’eau froide. Ils dégagent quand on les chauffe de l’acide cyanhydrique et du cyanhydrate d’ammoniaque. La dissolution donne avec les sels métalliques les mêmes précipités que le cyanure jaune. Si on la chauffe avec de la soude, il se dégage de l'ammoniaque et il se forme le sel correspondant IMaFe^Gy® (iieindel)*.
2. (AzH*)®K^Fe*Cy®. — Ce sel s’obtient, soit en décomposant le sel correspondant de baryte Ba^K-Fe^Cy” par le sulfale d’ammoniaque, soit en traitant le sel correspondant de fer par l’ammoniaque® :
Fe®K®Fe®Cy' -f 2AzH*0 = (AzH‘)®K®Fe2Cy«-f- 2FeO.
Ferrocj'aniires doubles de potassium et de sodium. — On en COlinait trois :
KNa^Fe®Cy®-H 18H0. — On l'obtient, suivant Rcindel par Faction de l’hydrate de soude sur le ferrocyanure de potassium. Il cristallise sous forme de cristaux isomorphes (Wyrouboff) de ceux de ferrocyanure de sodium. Ils sont jaunes pâles. Suivant Wyrouboff, ce sel contiendrait 24 équivalents d’eau. Il s’efüeurit rapidement dans l’air.
2. NaK^Fe®Cy®-l-7II0. — On l’obtient en traitant par le sel correspondant d’ammoniaque (AzH*)PFe®Cy® ou bien en réduisant le ferrocyanure de potassium par le glucose eu présence de la soude caustique. Il cristallise en prismes orthorhombiques voisins du prisme quadratique. Ces cristaux sont très solubles dans l'eau ; ils retiennent énergiquement leur eau, contrairement à ce qui arrive avec la combi-. liaison précédente; au-dessous de 200“ ils n’abandonnent pas toute leur eau (Reindel)*.
3. Na®K®Fe®Cy®,16110. — Reindel* obtient ce composé en traitant à l’ébullition 5 parties de ferrocyanure de potassium et de baryum par 4 parties de sulfate de soude ; il se sépare du sulfate de baryte et la solution filtrée renferme du ferrocyanure sodico-potassique, qu’elle abandonne en cristaux rhombo'idaux.
Ferrocyanure de sodium. — On l’obtient comme un Certain nombre d’autres ferrocyanures, en faisant bouillir du bleu de Prusse avec de la soude caustique. La couleur bleue disparaît et est remplacée par celle de l’oxyde de fer; on filtre alors et on laisse cristalliser par refroidissement. Les cristaux sont jaune pâle; ils