‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e section (volume 2)Chapitre 184 sur 197 · Lindbour, Bull Soc Chim., t. XXIX, p · texte numérisé non relu

Lindbour, Bull Soc Chim., t. XXIX, p

464 ENXYCLOPÉDIE CHIMIQUE.

Ce sont des tables incolores ; elles contiennent de l’eau, probablement 11/2 équivalents dont elles abandonnent 1 équivalent dans le vide ou à 100“, le restant ne partant qu’à 200". Si on les cLauffe davantage, elles fondent en un liquide brun, en dégageant 2 équivalents de cyanogène et se transformant en cyanure auropotassique. Le chlore ne décompose ce corps qu’à chaud en donnant du chlorure de cyanogène; les acides ne le décomposent pas immédiatement. Le chlorure mercurique en précipite du cyanure aurique.

La dissolution de ce sel dissout l’iode, qui se sub^titue à 2 équivalents de cyanogène en donnant un composé étudié plus loin et qui est le type d’un certain nombre d’autres.

Cyanure aurosodique, NaGy,AuGy. — On le prépare par double décomposition entre le cyanure aurobarytique et le sulfate de soude. 11 est peu soluble dans l’eau et l’alcool; il cristallise en écailles anhydres qui se décomposent vers 200". Ce sel s’unit à l’iode et au brome comme le cyanure auropotassique, en donnant des composés ayant même formule ; le composé bromé est plus stable ; il cristallise avec 4 équivalents d’eau.

Cyanure aurobarytique, BaCyAuCy,2HO. — On prépare ce corps en traitant un mélange de cyanure d’or et de carbonate de baryte par de l’acide cyanhydrique ; on obtient ainsi des écailles blanches, peu solubles dans l’alcool et dans l’eau; elles perdent leur eau à 100". Ce composé s’unit directement à l’iode en donnant le corps BaGy,AuCyP,10HO, qui sert à obtenir les dérivés bromé et chloré correspondants. Ce sont des corps très solubles et peu stables, surtout le composé-iodé. Le composé bromé a pour formule :

et le composé chloré :

BaCy,AuGyBrM0HO,

BaCy,.àuGyCP,8HO.

Cyanure aurostrontique. — Sa préparation est analogue à celle du cyanure aurobarytique; ce sont des cristaux confus, répondant à la formule SrCy,AuCy,3flO. Ils donnent aussi avec l’iode, le brome et le chlore des dérivés qui ont les formules suivantes :

Dérivé chloré. . . . SrCy,AuCyCP, 8110

— bromé. . . . SrCy,AuCyBr^, nHO très soluble,

— iodé. SrCy,AuCy P, 10110 peu soluble.

Cyanure aurocalcique . — Préparation et formule analogues à celles du composé de strontium. 11 conlient comme lui 5 équivalents d’eau. 11 est très soluble, et perd toute son eau à 160". Il se combine aussi avec le brome et l’iode en donnant les composés CaGy,AuCyBrM0HO et CaCy,AuCyP,10IIO.

Cyanure aurocadmique. — C’est un précipité blanc que l’on peut faire cristalliser en le mettant’dans de l’eau bouillante. On l’obtient par double décomposition entre le sulfate de cadmium et le cyanure aurobarytique. Sa formule est CdCy,AuCy;

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il s’unit au brome en donnant le composé CdCy,AuCjBr 26 II 0 ; ce corps est très soluble.

Cyanure aurozincique. — Composé obtenu comme le précédent et ayant pour formule ZnCy.AuCy ; il se décompose à 250». Il s’unit au brome en donnant des lamelles jaunes, très solubles, perdant 7HO à 100“. Leur formule est :

ZnCyAuCyBr^8HO.

Le dérivé chloré est blanc, très soluble et a pour formule ZnCy,AuCyGl®,7HO.

Cyanure anrocobaltiqne. — Ce sont de petits cristaux d’un jaune rougeâtre que l’on obtient en mélangeant des solutions d’azotate de cobalt et de cyanure auropolassique; il se dépose par évaporation spontanée. II a perdu toute son eau à 150" et il se détruit vers 510". Il s’unit au brome et à l’iode en donnant des corps peu solubles dont la formule est CoCy,AuCyBr%9HO et CoCy,AuCyl^,10HO.

Cyanure auricocobaitiqnc. — C’est un précipité blanc, insoluble dans l’eau, que l’on obtient par double décomposition.

Cyanure auro-argentique, AgCy,AuCy. —Il s’obtient par double décomposition entre l’azotate d’argent et le cyanure auropotassique.

Cyanure aurico-argentique, 4gCy,AuCy. —C’est un précipité blanc que l’on obtient par double décomposition.

Les dissolutions d’étain, de manganèse de plomb et de fer donnent avec le cyanure auropotassique des précipités blanc jaunâtre, blanc, blanc vert.

CYANURES DE PLATINE.

On connaît le cyanure platineux, qui a pour formule PtCy ; on a admis l’existence de deux autres cyanures, PtCy^ et Pt®Cy^ que l’on n’a pu isoler, mais qui forment des combinaisons avec des cyanures ou d’autres sels, PtCy",KCl et POCy'’,2MCy ; ces derniers sels, que l’on a appelés platinicyanures, tandis que l’on nomme les cyanures doubles, contenant le cyanure platineux, des plalinocyanures, paraissent avoir, d’après des recherches plus récentes de M. Hadow, une tout autre composition ; ils ne contiendraient pas PPCy% mais bien PiCy. Le composé PtCy^KCl est aussi rattaché aux platinocyanures. Nous reviendrons sur ce sujet à propos des platinicyanures.

Cyanures piatincnx, PtCy. — On prépare ce corps en décomposant le platinocyanure de mercure par la chaleur, ou, ce qui revient à peu près au même, le mélange de chlorure de mercure et de platinocyanure de potassium. Il se forme dans cette dernière préparation du chlorure de potassium que l’on sépare par lavage du cyanure platineux insoluble. On peut aussi décomposer à 300“ le platinocyanure d’ammonium qui se dédouble en cyanure d’ammonium volatil et cyanure platineux qui reste inaltéré ; l’acide platinocyanhydrique, bouilli avec l’acide chlorhydrique, se dédouble aussi en acide cyanhydrique qui est plus ou moins détruit et en cyanure platineux qui ne subit aucune décomposition.

Le cyanure platineux est une poudre dont la couleur varie du vert jaunâtre au jaune de soufre, quand il est humide ; séché, il est brun et a une poussière jaune de soufre. Quand on chauffe ce corps, il se décompose et laisse du platine métallique. Il est insoluble dans l’eau, les acides et les alcalis ; il se dissout dans les cyanures alcalins en donnant des platinocyanures.

Le cyanure de platine se combine à l’ammoniaque en donnant un composé AzlPPtCy que l’on peut considéi’er comme un cyanure de platinosammonium. Ce corps s’obtient en faisant digérer du chlorure de platinosammonium avec du cyanure d’argent. La liqueur fdtrée est mise à évaporer et elle donne des cristaux d’un jaune pâle qui sont plus solubles dans l’eau et dans l’ammoniaque que le platinocyanure de diplatinosammonium qui a la môme composition centésimale que ce corps :

AzIPPt,AzlI» 1 P .

Pt ! •

Nous étudierons ce corps à propos des platinocyanures.

Acide platinocyanhydrique. — Ce composé a pour formule IICy,Ptr,y. On prépare ce corps en décomposant par l’hydrogène sulfuré le précipité que donne le nitrate mercureux dans le platinocyanure de potassium. On filtre ensuite la liqueur pour séparer le sulfure de mercure formé ; puis on l’évapoi’e lentement. On peut remplacer dans cette préparation le sel de mercure par celui de cuivre ; on peut aussi décomposer le platinocyanure de baryum par une proportion convenable d’acide sulfurique.

Il est bon de faire reeristalliser dans de l’alcool le produit obtenu par un de ces procédés. L’acide platinocyanhydrique cristallise en prismes dont la couleur est assez variable avec le mode de préparation employé. Il présente, en général, des couleurs irisées ; tantôt il est vermillon, tantôt couleur de cuivre ou d’or avec un reflet verdâtre, quand la solution a été évaporée rapidement. Il ne se décompose pas à 100“, il jaunit seulement; il ne commence à se décomposer que vers 140“, en acide cyanhydrique et cyanure de platine. L’acide platinocyanhydrique est déliquescent; il est très soluble dans l’eau et dans l’alcool. Il décompose les carbonates. L’acide sulfurique le détruit à chaud. Quand on mélange sa solution alcoolique avec un peu d’acide nitrique et que l’on étend cette liqueur sur un verre, si on le chauffe d’abord doucement pour volatiliser l’eau, puis fortement pour décomposer le corps, on obtient un dépôt de platine métallique, formant un miroir très brillant.

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i. — Sa formule est AzIl‘PtGy%2IIÜ. Ce

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posé s’obtieiiteii dissolvant du cyanure de platine dans du cyanliydrate d’ammoniaque. On peut aussi l’obtenir en traitant le platinocyanure de potassium par le sulfate d’ammoniaque ; on le prépare aussi quelquefois en faisant passer un courant de gaz ammoniac dans de l’acide platinocyanhydrique en excès ; on l’obtient encore par double décomposition entre le platinocyanure de baryum et le carbonate d’ammoniaque.

Ce corps cristallise en prismes d’un jaune citron foncé, avec une belle fluorescence bleue h la surface. Ils contiennent 2 équivalents d’eau qu’ils abandonnent à 150”. Ce sel se dissout dans son poids d’eau et dans une quantité d’alcool encore plus petite.

Platinocyanure de potassium. — Ce corps a été obtenu par Gmelin, en dissolvant du platine dans du ferrocyanure de potassium ou du cyanure de potassium fondu. On le prépare en chauffant au voisinage du rouge de l’éponge de platine avec du ferrocyanure de potassium. Il faut rester entre certaines limites de température pour que le ferrocyanure soit décomposé par le platine et pour que le platinocyanure formé ne soit pas décomposé par la chaleur. On dissout ensuite la masse dans l’eau, on évapore le liquide à une douce chaleur et on le fait cristalliser. Une nouvelle cristallisation est nécessaire pour le purifier. On peut aussi traiter une solution de cyanure de potassium par du chlorure platineux qui s’y dissout*. Mais on n’obtient ainsi qu’une petite quantité de platinocyanure pur, parce que l’eau mère qui contient le clilorure de potassium retient encore une quantité considérable de platinocyanure. Pour utiliser cette eau mère, on la traite par l’acide sulfurique, qui décompose à la fois le chlorure de potassium en acide chlorhydrique et le platinocyanure en mettant eu liberté du protocyanurc de platine ; on le lave et on le dissout dans une solution concentrée de cyanure de potassium que l’on fait bouillir, jusqu’à ce qu’il ne se dégage plus d’ammoniaque (ce qui indique que tout le cyanate de potasse que contenait le cyanure a été décomposé) ; on le laisse alors cristalliser (Knopp) ; on peut aussi traiter une solution concentrée de cyanure de potassium par une solution concentrée debichlorure de platine (Meillet). D’après Martius, on obtient encore ce composé en traitant le chloroplatinate d’ammoniaque par de la potasse caustique, puis dissolvant le mélange des deux dans une solution concentrée et bouillante de cyanure de potassium. La potasse est nécessaire pour empêcher la formation de platinocyanure d’ammonium. On obtient ainsi un sel parfaitement pur.

Le platinocyanure de potassium cristallise en prismes du système orthorhombique ; angle du prisme 97“. Il est jaune par transmission et par réflexion, il est bleu dans le voisinage de l’axe principal, jaune dans une direction perpendiculaire.

Ces cristaux s’effleurissent à l’air, en devenant d’abord blancs, puis orangés. Ils ne se décomposent pas, au-dessous de 600 degrés. L’acide sulfurique les décompose à chaud, en précipitant du cyanure platineux et mettant en liberté de l’oxyde de carbone. Il est très soluble dans l’eau chaude et peu dans l’eau froide.

Le platinocyanure de potassium précipite en blanc les sels de mercure quand ceux-ci ne sont pas en excès ; le précipité est d’un beau bleu. Il peut servir à caractériser les platinocyanures.

1. Knopp, Chemisches Ccniralhlatt. Nouv. série, t. IV, p. 17, et Repert. Chini- pure, t. I, page 249.

468 ENCYCLOPÉBIE CIIIMIQBE.

piatînocyanurc de sodiniii, NaPtCy®. — On l’obtient GU faisant bouillir un excès de platinocyanure de cuivre avec du carbonate de soude, filtrant et évaporant. Ce sont de grands cristaux transparents, incolores, appartenant au système du prisme clinorbombique. Ils sont solubles dans l’eau et l’alcool ; ils précipitent l’azotate mercureux en rouge.

Piatînocyanurc potassîco-sodîqne. — Sa formule est NaK,Pt^Cy*,6H0. On obtient ce composé en faisant cristalliser un mélange des solutions des deux platinocyanures ou en traitant le platinocyanure de cuivre par un mélange de carbonate de potasse et de carbonate de soude. Les cristaux sont orangés par transmission et bleus par réflexion, ils ont en même temps une fluorescence verte. Ils cristallisent dans le système clinorbombique.

Piatînocyanurc de baryum. — Le procédé le plus commode pour obtenir ce corps consiste à traiter le platinocyanure de cuivre par la baryte à l’ébullition ; on enlève ensuite l’excès de baryte par un courant d’acide carbonique. On a proposé aussi de chauffer dans de l’eau, un peu au-dessous de 100”, un mélange de chlorure platineux et de carbonate de baryte dans lequel on fait passer de l’acide cyanhydrique jusqu’à ce qu’il ne se dégage plus d’acide carbonique. On peut aussi préparer un acide platinocyanhydrique impur de la façon suivante : On décompose le platinocyanure de potassium par l’acide sulfurique et on précipite le sulfate de potasse formé par un mélange d’alcool et d’éther; la liqueur filtrée qui contient de l’acide platinocyanhydrique est alors traitée par du carbonate de baryte et il se forme du platinocyanure de baryum.

Ce corps cristallise avec 4 ou 5 équivalents d’eau, dans le système du prisme orthorhombique. A 180”, il perd toute son eau sans se décomposer. Les cristaux sont verts dans la direction de l’axe principal et d’un jaune citron dans une direction perpendiculaire. Leur densité est 3,054. Un litre d’eau en dissout 30 grammes à 16" ; ils sont beaucoup plus solubles à 100.

Piatînocyanurc de baryum et de potassium. — La formule est BaKPt”CyL On l’obtient par l’évaporation d’un mélange des deux platinocyanures. Il est d’une nuance bleue irisée.

Piatînocyanurc de strontium. — Ce Sel s’obtient comme le composé correspondant de baryum en neutralisant l’acide platinocyanhydrique par le carbonate de strontiane ou le platinocyanure de cuiw-e par la strontiane hydratée. 11 a pour formule Sr,PtGy^,5IIO. Ce corps, exposé à l’air, perd une partie seulement de son eau; dans l’air sec, il en perd une nouvelle quantité; à 150” il est anhydre. Ces changements dans la composition expliquent les changements de couleur que l’on observe avec ce sel. Quand on le retire de sa dissolution, il est transparent et incolore; exposé à Pair, il devient violet ; dans l’air desséché par l’acide sulfurique, il devient pourpre; h iOÛ”, il est opaque et de couleur orangée avec des reflets bleus. A 150", il est blanc, mais la plus légère trace d’eau lui donne une nuance noire pourpre. On a proposé d’utiliser cette réaction pour reconnaître la présence de l’eau (dans l’alcool par exemple).

Platinocyannrc de strontinm et de potassinm, SrEPt^Cy*. — On l'obtient par l’évaporation d’un mélange des deux platinocyanures ; ce sont des cristaux appartenant au système du prisme clinorhombique et jaunes irisés' à leur surface.

Platinocyauure de calciam, Ca,PtCy®,5H0. ■— On obtient ce corps en précipitant le sel de cuivre par de la chaux, saturant l’excès de chaux par de l’acide carbonique, filtrant et évaporant. Ce sont de petites paillettes, très solubles, qui perdent leur eau à 140“. Il est jaune orangé et vert par transmission, bleu par réflexion.

Platinocyanurc de calcium et de potassium, KCaPt“Cy‘. — Il s’obtient aU moyen des deux platinocyanures ; il a une couleur dorée.

Platinocj'anure de thallium. — Il est incolore et a pour formule TlPlGy®. On l’obtient en neutralisant l’acide platinocyanhydrique par le carbonate de thallium en proportion équivalente; avec un excès de ce dernier sel, on obtient une combinaison TlPtGy“,T10G0“ en cristaux rouges que l’on a décrits quelquefois pour le platinocyanure de thallium G

Platinocyanure de magnésium, MgPtGy^. — On prépare ce coi’ps en précipitant le platinocyanure de baryum par le sulfate de magnésie ; on filtre, on évapore à siccité et on reprend le résidu par un mélange d’alcool et d’éther bouillant. 11 cristallise en prismes qui sont rouges par transmission et verts an milieu, bleus aux extrémités, par réflexion. Il contient à la température ordinaire 7 molécules d’eau de cristallisation ; il en perd une entre 40“ et 50“, et sa couleur de rouge devient jaune; à 210“, le platinocyanure perd encore 4 équivalents d’eau, en devenant blanc. Entre 300“ et 400“, il perd le reste de son eau et redevient jaune. Il est très soluble dans l’eau et sa solution est presque incolore.

Platiaocyamire de magnésium et tic potassium. — ün a obtenu une fois ce sel accidentellement en préparant du platinocyanure de magnésium. Sa formule est MgKPt^GySTHO.

Platinocyanure de cérium“, GePtGy“,6IIO. — On prépare ce composé par double décomposition entre le platinocyanure de baryum et le sulfate céreux. On évapore à siccité, après s’être débarrassé du sulfate de baryte par filtration ; la masse, reprise par l’alcool chaud, est filtrée et évaporée de nouveau à siccité ; on la reprend par l’alcool et on la fait cristalliser. Ge sont des prismes jaunes, fluorescents, dont la surface est bleue au milieu, verte près des arêtes. Dans l’air sec, ils perdent trois équivalents d’eau ; ils perdent le reste à une température plus élevée, mais en se décomposant.

Platinocyanure de lanthane®, La,PtGy®,6H0. — II se prépare comme le sel

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