‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e section (volume 2)Chapitre 192 sur 197 · Weith, Zeitschr. f. analyt. Chem., t. IA, p · texte numérisé non relu

Weith, Zeitschr. f. analyt. Chem., t. IA, p

2. Rose et Finkener, Zeitschr. f. analyt. Chem., t. I, p. 288.

à l’état de cyanure de zinc dissous dans l’ammoniaque. Cette dissolution, à laquelle on joint les eaux ammoniacales de lavage du précipité, est traitée par de l’azotate d’argent: on ajoute ensuite de l’acide sulfurique étendu jusqu’à réaelion acide; le cyanure d’argent se précipite. On le lave d’abord par décantation, puis on le fait chauffer à une douce chaleur pendant quelque temps avec une solution d’azotate d’argent pour le débarrasser du cyanure de zinc qu’il a entraîné.

D. — Cyanures décomposables par le bioxyde de mercure.

Un grand nombre de cyanures sont décomposés quand on les fait bouillir quelque temps en présence de l’oxyde de mercure ; il se forme dans ce cas du cyanure de mercure et de l’oxyde du métal du cyanure. Rose conseille de faire bouillir le cyanure avec un excès d’oxyde de mercure ; la décomposition une fois terminée, on neutralise le pins possible la solution au moyen d’acide azotique (la liqueur doit rester faiblement alcaline), on filtre, on lave à l’eau chaude et dans le liquide filtré on dose le cyanure de mercure co'mme il a été dit plus haut. Dans le cas de l’analyse d’un bleu de Prusse, le dosage du fer se fait de suite en séchant le précipité

recueilli, puis le calcinant au rouge de façon à chasser tout l’oxyde de mercure;

le fer reste à l’état de peroxyde.

2“ DOSAGE DES UÉTADX.

Les principaux agents employés pour chasser le cyanogène de ses combinaisons

dans le but de doser les métaux qui s’y trouvent associés sont au nombre de trois :

facide sulfurique concentré, te sulfate mercuri(|ue et le chlorhydrate d’ammoniaque. Dans certains cyanures on peut doser le métal eu les décomposant par la chaleur ; mais ces cyanures sont peu nombreux.

Déconipn.sition par l’aciiic sulfurique. — On chauffe les cyanures dans un creuset de platine en présence d’un excès d’acide sulfurique concentré, étendu du tiers de son poids d’eau; on chauffe de façon à volatiliser l'excès d’acide. On reprend ensuite par l’eau, additionnée d’acide chlorhydrique quand cela est nécessaire, et l’on sépare les métaux d’après les méthodes ordinaires. Ce procé.lé ne réussit pas avec le cyanure de mercure, à cause de la volatilisation d’une petite quantité de mercure; mais dans ce cas le mercure est très bien précipité par l’acide sulfhydrique, surtout si l’on ajoute un peu d’acide chlorhydrique ou d’ammoniaque.

Décomposition par le sulfate merciiriqiie. — On chauffe le cyanure à analyser dans un creuset de platine avec environ 6 fois son poids de sulfate mercurique (neutre on basique) ; on mainUent le tout au rouge pendant quelque temps, jusqu’à ce que le creuset ne perde plus de poids. On reprend le résidu par l’eau et on l’analyse d’après les procédés ordinaires. »

Décomposition par le clilorh^ydrate d’ammoniaque. — On calcine, au rouge, dans un courant d’hydrogène, la matière mélangée avec deux ou ti-ois lois son poids de sel ammoniac ; la masse qui reste est un mélange de métal réduit et

CYANOGÈNE.

de chlorure alcalin. Cette méthode est surtout employée pour les cyanures doubles de potassium et de nickel ou de cobalt.

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