GS^ + G‘H®KO^ = G"H=K0^S
Avec l’ammoniaque aqueuse on obtient du sulfocai-bonate et du sulfocyanate, sans carbonate :
4GS’- + 4 Azff = 2GS^AzH*S -j- G^AzS^AzHL
Avec l’ammoniaque alcoolique, on produit en même temps du sulfocarbamate d’ammoniaque, résultant de l’union directe de l’ammoniaque et du bisulfure :
GS^-fAzH==±:AzffGS^
Au rouge le sulfure de carbone et le gaz ammoniac donnent de l’hydrogène sulfuré et du sulfocyanate (Zeise).
Le sulfure de carbone réagit sur l’amidure de sodium avec le concours d’une douce chaleur ; il se produit du sulfocyanate d’ammoniaque et de l’hydrogène sulfuré :
2GS® 4* A2lPNa = G^AzNaS^ -1- 2 HS.
Une fois commencée, la réaction peut devenir assez violente et la niasse prend feu quelquefois. 11 se forme simultanément de l'ammoniaque et du sulfure de so-
dium, résultant sans doute d’une action secondaire de l’hydrogène sulfuré sur l’excès d’amidure de sodium. (Beilslein et Geuther, Ann. d. Chem, und Pharm., GVIII, p. 88 : Rép. de Chim. pure, 1859, p. 165.)
M. Fremy a obtenu divers sulfures cristallisés en faisant agir la vapeur de sulfure de carbone sur certains oxydes chauffés à très haute température. On peut ainsi préparer le sulfure de magnésium par la réaction de la magnésie sur le sulfure de carbone. D’autres oxydes ne subissent cette transformation qu’à la condition d’être additionnés de charbon : c’est ainsi qu’on peut produire le sulfure d’aluminium, en faisant passer la vapeur de sulfure de carbone sur un mélange d’alumine et de charbon. Avec l’acide borique et le (ïharbon, avec la silice gélatineuse et le charbon on obtient le sulfure de bore ou le sulfure de silicium. {Comptes rendus, t. XXXV, p. 27.)
La baryte peut fournir du sulfure de baryum plus ou moins pur, lorsqu’on la chauffe très fortement dans un courant de vapeur de sulfure de carbone. Un procédé de préparation des sulfures alcalino-terreux, recommandé par Scbône (Ann. de Poggendorff, t. CXll, p. 193) consiste à attaquer les carbonates chauffés au rouge vif, par le sulfure de carbone dans un courant d’acide carbonique. D’après M. Sabatier, les sulfures ainsi préparés sont toujours mélangés de polysulfures.
En agitant du sulfure de carbone avec un lait de chaux, ou avec les hydrates de baryum et de magnésium, on obtient des combinaisons cristallisées, telles que CaCS^-t- 2CaOHOH- 6HO (Walter Chem,. Neius, XXX, p. 28). Ces combinaisons sont des aiguilles jaunes, insolubles dans le sulfure de carbone et l’alcool, un peu solubles dans l’eau. L’hydrate de zinc ne réagit pas.
Sestini décrit à ce sujet des composés qui paraissent différents de ceux obtenus par Walter- Suivant cet auteur, le sulfure de carbone en présence des hydrates alcalino-terreux donnerait d’abord des sulfures, qui se changent ensuite en sulfocarbonates ; ceu.x-ci à leur tour s’unissent aux hydrates terreux en déposant des cristaux rouges ou jaunes : la composition du produit calcique peut être représentée par la formule
CaS=G^ -H ôCaHO^-+-7HO.
Pour obtenir ce composé, on expose à la lumière un mélange d’hydrate de chaux, de sulfure de carbone et d’eau; le liquide devient, au bout de quelques heures, d’une belle teinte jaune rouge et laisse ensuite déposer des cristaux orangés. La même réaction a lieu beaucoup plus vite lorsqu’on chauffe le sulfure de carbone avec un lait de chaux vers oO” : le liquide filtré à chaud ne donne pas de cristaux par le refroidissement, mais le composé se forme lorsqu’on ajoute de l’hydrate de chaux à la solution filtrée et refroidie.
M. Schlagdenhanffen (Journ. de Pharm. (5),‘XXIX, 401) a fait un grand nombre d’expériences sur les réactions des divers sels au contact du sulfure de carbone, en tubes scellés. Les dissolutions de sulfate de cadmium, de chlorure de cuivre, de hichlorure de mercure, de nitrate de plomb, fournissent vers 200-250“ des précipités de sulfures : l’acide du sel est mis en liberté. Les sels à acides organiques, formiates, acétates, butyrates, valérianates de plomb ou de cuivre, sont également décomposés.
SUI.FÜRE DE CARBONE
ISl
Les sels secs peuvent aussi, mais plus difficilement, être changés en sulfures. Les oxydes de plomb, de mercure, d’antimoine, tenus en suspension dans l’eau ou même à l’état sec, sont attaqués à 200“. L’acide arsénieux et l’acide arsénique, fournissent du trisulfure et du pentasulfure d’arsenic.
Le chromate et le bichromate de potasse, chauffés dans les mêmes conditions, donnent un précipité d’oxyde de chrome et de soufre : il se produit vraisemblablement les deux réactions successives :
CS^-h2HO = CO^H-2HS.
2(CrO^KO) -H 5HS = CrW -L- 2KO -|- 5110 -F 5S.
L’acide chromique libre est plus difficilement réduit.
Le permanganate dépotasse oxyde le sulfure de carbone, avec formation d’acides carbonique et sulfurique.
Muller [Pogg. Ann., CXXVIl, p. 404) a étudié l’action de divers sels sur le sulfure de carbone au rouge. D’après cet auteur, le chromate de potasse chauffé dans la vapeur de sulfure devient incandescent et produit du trisulfure de potassium, du sesquichlorure de chrome et divers gaz :
2CrO‘K + 5CS“ = 2KS“ -f Gr^S= -t- 4C0 -1- CO=-f- SO^
Avec le chromate d’ammoniaque on obtient une masse noire ou grise, insoluble, contenant aussi du sesquisulfure de chrome.
L’antimoniate de potasse se change en sulfoantimoiiite, selon la réaction :
2SbO“K-l- 5CS*=2SbS*K-(- 3W-(-2CO+2SO^
L’antimoniate d’ammoniaque donne du polysulfure d’ammonium et du sulfure d’antimoine. Le manganate de potasse produit de l’acide carbonique, du trisulfure de potassium et du sulfure de manganèse :
MnO‘K -I- 2CS*=KS- H- MnS-|-2C05 ;
même réaction avec le manganate de baryte. Le pyrophosphate de soude se cliange en métaphosphate et monosulfure de sodium ; il se dépose du soufre et de l’oxyde de carbone se dégage :
CS^=PO“Na 4- NaS 4- CO -+- S.
Le métaphosphate de sodium n’est point altéré ; le métaphosphate de potasse, à une température élevée, fournit un sulfure de phosphore.
Le sulfate de potasse au rouge est transformé par le sulfure de carbone en un polysulfure anhydre, rouge, dont la composition n’estpas très bien définie (KS“ d’après Berzélius, K*S’ d’après Schône). (Sabatier, Ann. de chim. et de physiq. (5), t. XXll, p. 56.) Avec le sulfate de soude, leproduit obtenu est voisin de K“S“.
Le sulfure de carbone se combine aux sulfures alcalins en donnant des sulfocarbonates. Ainsi :