SULFURE
L. Raab (Bull. Soc. chim., t. XV, p. 41) obtient par l’action du sodium sur le bisulfure de carbone une substance répondant à la composition C®S^. Après quelques jours de contact avec le bisulfure, le métal se recouvre d’un enduit solide qu’on détache de manière à renouveler les surfaces. Cette combinaison sodée est déliquescente et donne, dans l’eau et dans l’alcool, une solution rouge. Lorsqu’on traite cette solulion parle chlore ou par un acide, il se forme un précipité jaunâtre, puis rouge brun, et il se produit en même temps quelque peu d’une combinaison hydrogénée, à odeur désagréable.
Le composé solide a donné à l’analyse 47.73 de carbone et 32.27 de soufre, la formule exigeant 48.83 et 51.62. Il commence à fondre vers 135", et laisse par refroidissement une masse amorphe et résineuse, très foncée et translucide sur les bords qui paraissent rouges; il se décompose à 150", en répandant des vapeurs jaunes d’une odeur fétide. Il est insoluble dans le sulfure de carbone, l’alcool et l’éther. Les alcalis caustiques, l’ammoniaque, la baryte, le cyanure de potassium, les sulfites alcalins, le dissolvent aisément. L’acide nitrique, l’eau régale forment également une solution jaune qui précipite en blanc par le chlorure de baryum