‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e section (volume 2)Chapitre 57 sur 197 · COMBINAISONS DU SOUFRE, DU CARBONE ET DE L’HYDROGÈNE · texte numérisé non relu

COMBINAISONS DU SOUFRE, DU CARBONE ET DE L’HYDROGÈNE

Il existe en outre des composés renfermant dé l’hydrogéné uni ail soufre et au carbone.

Lorsqu’on fait passer lentement un courant d’hydrogène saturé de vapeur de bisulfure de carbone à travers un tube chauffé au rouge, on constate la production d’hydrogène sulfuré en notable quantité ; mais on ne voit apparaître aucun dépôt de charbon : il se produit une certaine dose de composé (C®S-H®)“ (voir ci-dessous), qui se condense dans les parties froides du tube, mais en proportion insuffisante pour expliquer la disparition du carbone complémentaire du soufre enlevé à l’état d’hydrogène sulfuré. Cette réaction, qui demande à être étudiée de nouveau, doit donc être accompagnée de la mise en liberté d’un carbure d'hydrogène (formène?), ou peut-être du monosulfure de carbone gazeux. (Scbutzemberger, Chimie générale, t. II, p. 558.)

TRISULFOMÉTHYLÉNE.

L’hydrogène naissant agit sur le sulfure de carbone, avec formation d’un composé solide, étudié par M. Girard (Comptes rendus, t. XLIII, p. 596). La réaction est la suivante :

2GS^+-H’‘=H^S^+GW.

Voici comment on procède : L’hydrogène naissant est produit par la dissolution du zinc dans l’acide chlorhydrique : on place dans une fiole à fond plat du zinc grenaillé et on verse du sulfure de carbone sur une épaisseur de 1 centimètre, de manière à laisser émerger quelque peu la surface du métal ; on ajoute de l’acide chlorhydrique étendu. Il se dégage de l’hydrogène, de l’hydrogène sulfuré et des vapeurs de bisulfure, et il se développe une odeur alliacée forte et pénétrante. On agite fréquemment, sans laisser la température s’élever : après huit jours, le liquide acide devient laiteux et il se dépose une poudre blanche. On distille l’excès de sulfure de carbone ; il reste un liquide trouble, qui par le refroidissement dépose des aiguilles de trisulfométliylène : on lave à l’eau pour éliminer le chlorure de zinc, et on laisse sécher. En ajoutant quelques gouttes d’éther anhydre, la masse solide se sépare en deux parties : l’une reste solide et cristallisée, l’autre se dissout dans l’éther sous forme d’une huile à odeur fétide.

La matière solide présente à l’analyse la composition GHS. Ses propriétés sont les suivantes ; à doO" elle se volatilise en belles aiguilles; à 200“ elle jaunit et se décompose en produisant divers liquides à odeur forte ; elle possède elle-même une odeur assez désagréable. Elle est insoluble dans l’eau, peu soluble dans l’alcool, l’éther, l’huile de naphte, plus soluble dans le chloroforme et le sulfure de carbone : la benzine est son meilleur dissolvant. Les cristaux obtenus par l’évaporation de ces solutions sont identiques à ceux qu’on prépare par sublimation; ils constituent des prismes droits à base carrée avec des modifications sur les angles des bases.

Gette substance est sans action sur les couleurs végétales ; la potasse alcoolique, la dissout faiblement; l’acide chlorhydrique la dissout en quantité notable, l’acide sulfurique concentré la décompose à chaud avec précipité de soufre; l’acide nitrique l’attaque vivement à chaud.

COMBINAISONS HYDROGÉNÉES.

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