‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e section (volume 2)Chapitre 58 sur 197 · SULFURE DE CARBONE ET D’HYDROGÈNE · texte numérisé non relu

SULFURE DE CARBONE ET D’HYDROGÈNE

L’hydrogénation du sulfure de carbone par l'amalgame de sodium, a été étudiée par Guignet, puis par Lôwig et Herman, puis par .Lœw. D’après Guignet [Bull, de la Soc. chim., t. II, p. III), le sulfure de carbone mis en contact pendant quelques jours avec un amalgame faible, transforme le métal en sulfure. En reprenant par l’eau on obtient une solution rouge, dont on précipite des flocons jaunes par l’action d’un acide.

0. Lœw {Zeitschr., N. série, t. I, p. 722; t. II, p. 173; Chem. News, t. XIII, p. 229 ; Bull, de la Soc. chim ., t. VI, p. 442) procède de la manière suivante. La solution rouge obtenue comme il a été dit plus haut, est filtrée, et soumise à l’action d’un courant d’hydrogène sulfuré destiné à détruire une combinaison mercurielle. On ajoute ensuite au liquide de l’acide chlorhydrique étendu qui pi’écipite des flocons rouges, on lave à l’eau froide et l’on fait cristalliser ces flocons dans le sulfure de carbone, qui les laisse déposer sous forme d’une poudre violette brillante, répondant à la formule CHIS^.

Ce sulfure de carbone et d’hydrogène s’obtiendrait encore, d’après le môme auteur (Zeifse/tj’., t. III, p. 20 ; Bull, de la Soc. chim., t. VIH, p. 90) en faisant bouillir pendant longtemps à IdO", au réfrigérant ascendant, un mélange de persulfure de phosphore et d’acide acétique. Le résidu de la distillation, lavé avec de l’eau et avec une lessive de soude étendue, puis dissous dans le sulfure de carbone en vase clos à 120”, fournit, après évaporation du dissolvant, le composé C-HS=. La partie insoluble dans CS^ aurait la composition G*S, serait soluble en rouge dans l’acide sulfui’ique, et attaquable par l’acide nitrique.

Le composé C-HS'’ est fusible vers 100“ : si l’on élève plus haut la température, il se détruit. Il se dissout dans le sulfure de carbone, en donnant un liquide rouge; il est également soluble dans les sulfures alcalins : il est peu soluble dans l’alcool et l’éther.

Ce corps paraît jouer le rôle d’un véritable acide : si en effet on double la formule, on voit que C‘H-S? correspond à CHI-0®, c’est-à-dire à l’acide glyoxylique. Il donne en effet des sels. Le sel de baryte s’obtient en faisant bouillir une solution de baryte en présence du composé C’HS^. Le sel de sodium a été obtenu, en môme temps que du sulfure de sodium, par la réaction du sodium sur le sulfure de carbone, en tubes scellés, vers 140-150“. Les divers métaux lourds donnent des précipités de couleur foncée. Le sel de cuivre est brun : il se produit lorsqu’on laisse digérer pendant quelques heures au soleil du sulfure de carbone et du cuivre, en présence de l’eau.

ACIDE SULFOCARBONIQUE.

L’acide sulfocarbonique est à peine connu. On a donné quelquefois ce nom au sulfure de carbone lui-môme : c’est le composé CS'>.H ou C^SW qui est le véritable acide sulfocarbonique, analogue à l’acide carbonique CO“H, ou C-0“H“ inconnu. L’acide sulfocarbonique se présente sous la forme d’un liquide huileux, rouge

E^XYCLOPÉDIE CHIMIQUE.

brun, insoluble, se l'orinant quand on tiaite les sulfocarbonates alcalins par l’acide clilorhydrique, puis, immédiatement après, par l’eau :

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