C0S-|-2K0=:C0*K-1-KS
Avec des morceaux de potasse imbibés d’alcool, l’absorption est très prompte. D’après Bender [Bull, de la Soc. chim., t. XII, p. 256 ; Zeitschr. f. Chem. (2), t. V, p. 302), on peut isoler de la manière suivante le sel qui prend naissance : la bouillie cristalline obtenue en condensant le gaz dans la potasse alcoolique est exprimée, puis recristailisée dans de l’alcool chauffé d’abord vers 70", puis brusquement refroidi, de manière à éviter la décomposition qui se produirait pendant un refroidissement lent : les aiguilles blanches qui se précipitent sont solubles dans l’eau et dans l’alcool, insolubles dans l’éther, et répondent à la formule C'IPKS^OL
L’action de \'ammoniaque a été étudiée par M. Berthelet [Ann. de chim. et de phys. (A), t. XXYI, p. 470). A l’état dissous, ce corps agit suri’oxysulfure beaucoup plus rapidement que sur le sulfure de carbone. L’ammoniaque gazeuse, mise en contact avec l’oxysulfure gazeux, donne immédiatement naissance à UTie matière solide et cristalline, qui augmente peu à peu, et dont la formation est terminée en peu d’heures. 2 volumes de gaz ammoniac s’unissent ainsi à 1 volume d’oxysulfure :
2C0S -h 2Azff = G^O'S'AzIP. AzIU.
Ce dernier corps est un oxysulfocarbamate d’ammoniaque : il présente quelques réactions importantes; on voit en effet que si on lui enlève 2H0, ou doit obtenir
du sulfoeyanure d’ammonium. Si au contraire on enlève 2HS, on doit reproduire le cyanate d'ammoniaque ou urée :
C^O^S^Azff .Azff — = C^HAzS^Azff-
WS^AzH^Azff — = GUPAz^O^
La première de ces transformations peut être aisément réalisée en dissolvant le corps dans l’eau et maintenant la solution à i 00“ en tube scellé. La seconde se produit plus difficilement, lorsqu’on met en contact la solution de l’oxysulfocarbaraateavec du carbonate de plomb. Par simple évaporation à chaud de la solution aqueuse d’oxysulfocarbamate, on obtient une masse cristalline formée surtout d’urée ordinaire, mélangée avec une dose notable d’urée sulfurée, et d’un peu de sulfocyanate d’ammoniaque : ce dernier corps, dérivant, comme on sait, de son isomère, l’urée sulfurée, soumise à l’action de la chaleur. {Comptes rendus, t. XCIV, p. 1069.)
D’après E. Schmitt {Deutsche chem. Gesells, t. X, p. 191; Bull, de Soc. chim., t. XXVIll, p. 160), lorsqu’une solution concentrée d’ammoniaque, en partie saturée d’oxysulfure, est soumise à l’évaporation, il se produit du sulfui’c, du carbonate d’ammoniaque et de l’urée. Si la saturation est poussée plus loin, et opérée vers 0“, la solution ne renferme pas de carbonate ni de sulfure, mais seulement l’oxysulfocarbamate C^O^S^AzlP.AzH"’, qui se dédouble facilement d’une part on ui’ée et hydrogène sulfuré, d’autre part, avec fixation d’eau, en carbonate d’ammoniaque et hydrogène sulfuré; on produit presque exclusivement la première de ces réactions, lorsqu’on- additionne d’hydrate ou de carbonate de plomb la solution ammoniacale (saturée à 0“) d’oxysulfiirc : dans ces conditions le rendement en urée est assez considérable. (Voir aussi : Krelzschmar, Journ. f. prackt. Chem., t. Vil, p. 474; Bull, delà Soc. chim., XXI, p. 510.)
7. Isomérie. — M. Kolbe (J. f. prackt. Chem., IV, p. 381) a pensé qu’il devait exister deux oxysulfures de cai’bones isomères, répondant l’un au symbole (CO)S, l’autre au symbole (CS)0. Les recherches entreprises parBender (voir plus haut) et par Salomon {J. f. prackt. Chem., t. V, p. 476) sur la combinaison de l’oxysulfure avec la potasse alcoolique contredisent cette hypothèse. M. Kolbe fait en effet remarquer que la formule de cette combinaison peut être représentée par
différente de la substance isomère obtenue par faction de la potasse alcoolique sur f éther xanthique (Debus),
Or, d’après Salomon, ces deux corps sont en réalité identiques : par l’acide chlorhydrique ils fournissent l’un et l’autre de l’oxysulfure, de l’alcool et du chlorure de potassium. Si le sel de Bender renfermait le groupement
il devrait fournir de l’acide carbonique et du inercaptan.
SÉLÉNIÜRE DE CARBONE.
8. Chaleur de formation. — M. Berthelot a déterminé la chaleur de formation de l’oxysulfure, en faisant absorber ce gaz par une solution aqueuse de potasse, à l’abri du contact de l’air ; on a vérifié que la réaction produite était bien :