C0S + 2K0=:C0^'K + KS
Les résultats sont les suivants :
G diamantO+S solide = COS gaz. dégage-H 9^“',8
CO4-S solide = COS gaz. . . .■. absorbe—
CO-f-Sgaz = GOS gaz. absorbe—1‘’'“',8
Ces nombi’es expliquent la faible stabilité de l’oxysulfure. La transformation 2C0S=CS^ + C0*
serait accompagnée d’un dégagement de 4-25'^*' environ.
9. Analyse. — Les diverses réactions ci-dessus exposées permettent de reconnaître assez aisément l’oxysulfurc de carbone. C’est surtout avec les vapeurs de sulfure de carbone qu’on peut le confondre quelquefois. On emploiera de préférence les caractères suivants :
L’oxysulfure est absorbé par les solutions aqueuses de potasse, beaucoup plus rapidement que le sulfure, mais cependant encore avec une certaine lenteur. La potasse solide humectée d’alcool agit très rapidement sur les deux corps. L’ammoniaque gazeuse forme une combinaison solide avec l’oxysulfure (voir plus haut). Cette réaction est très caractéristique. La triéthylphosphine, en solution éthérée, n’agit point, comme on l’avait cru d’abord, sur l’oxysulfure ; la formation du précipité rouge G®S‘.(G*IP)'’P permet donc de reconnaître d’une manière très sensible, la présence d’une trace de sulfure mélangé à l’oxysulfure. (Hofinann. Deuts. chem. Gesells., 1869, p. 73.)
Les solutions acides d’argent, de cadmium, ne produisent point de précipité ; la précipitation a lieu quand on neutralise avec l’ammoniaque.
Les solutions alcalines d’oxysulfure font effervescence avec l’acide sulfurique étendu, et dégagent de l’hydrogène sulfuré. Avec le nitroprussiate de soude, on obtient la coloration violette bien connue.
Par la combustion eudiométrique, l’oxysulfure de carbone fournit de l’acide carbonique et de l’acide sulfureux ; un volume de gaz exigeant pour brCiler complètement un volume et demi d’oxygène.
SÉLÉNIÜRE DE CARBONE.
Le carbone et le sélénium ne se combinent pas directement, même lorsqu’on fait passer de la vapeur de sélénium sur du charbon chauffé au rouge blanc. Quand on distille un mélange de ferrocyanure de pot^itjpi avec un excès de sélénium, il se produit un liquide incolore, dont l’odeur rappelle le sulfure de carbone, et qui a été considéré comme un séléniure de carbone (Berzélius).
Rathke (Zeüschr. f. Chem. (2), t. V, p. 722) obtient le séléniiire de carbone en faisant passer des vapeurs de tétrachlorure de carbone humide sur du séléniure de phosphore chauffé au rouge sombre. La présence de l’eau détermine la production d’hydrogène sélénié qui, réagissant sur le tétrachlorure, met en liberté du séléniure de carbone et de l’acide chlorhydrique :
C^GRH-LHSe = 2CSe^ + 411C1.
Le rendement est très faible, et le produit est loin d’ètre pur, même lorsqu’on a soin de cohober plusieurs fois le liquide distillé. II se forme, par une réaction se-. condaire, du chlorure de sélénium, qu’on détruit en traitant le liquide par l’eau bouillante ; puis, après avoir séché le produit, on distille, et l’on recueille d’abord du tétrachlorure, puis du sesquichlorure de carbone. Le liquide distillé entre 77" et 100" possède une odeur désagréable, et provoque le larmoiement; il renferme environ 1 à 2 pour 100 de séléniure de carbone.
L’action de la potasse alcoolique sur ce liquide est analogue à celle qu’exerce le même réactif sur le sulfure de carbone ; il se produit un composé cristallin, en aiguilles feutrées jaunes ; c’est le sélénioxanthate de potasse C"Il'’Se’'C^K ; ce corps ne s’obtient qu’avec une solution dépotasse dans l’alcool absolu. Si l’on emploie au contraire une solution de potasse dans l’alcool ordinaire, il se développe une coloration d’un rouge foncé : en ajoutant de l’eau pour séparer le chlorure de carbone, puis en faisant bouillir avec de l’acide chlorhydrique étendu, au réfrigérant ascendant, on obtient une masse solide brune imprégnée d’un liquide huileux; en distillant cette masse, on peut séparer un liquide jaune, d’une odeur très-pénible, et dont l’analyse correspond à l’éther sélénioxanthique C"H"Se*0",C’*H®.