I. Anderson, Ann. Chini. Phys., 5" série, t. XXXIV, p
CYANOGÈNE.
Do même, en solution aqueuse, l’acide anthranilique donne avec le cyanogène un produit d’addition que Griess ‘ considère comme du dicyanamidobenzoyle,
AzH — CW—
ci'Az-dw
CAz.
Ce composé s’utiit aux bases et aux acides.
L’albumine donne avec le cyanogène des produits de compositions très complexes. Lorsqu’on fait agir le cyanogène sur une solution d’albumine et qu’on abandonne la liqueur à elle-même, on obtient divers composés qui se précipitent ; ils sont insolubles dans l’eau et l’alcool, solubles dans les solutions alcalines. Leurs formules sont, d’après Loew ;
C“Il“îAz«SWS 2CAz, 5H^O^
G‘“H‘'’-Az‘«S*0‘S 4C^Az, 8IP0^
Ci/qiu2Az>8S^C*, SC'Az, leiDO^
Données thermiques. — Cette chaleur de formation, d’abord calculée d’après les chaleurs de combustion du cyanogène et du carbone, a été déterminée de nouveau par M. Berthelet en faisant brûler le cyanogène en présence d’un excès d’oxygène dans une chambre de combustion en verre (fig. 000). On a vérifié que dans ces conditions il ne se formait pas d’oxyde de carbone, mais seulement de l’acide carbonique et une très faible quantité d’acide hypoazotique. Les gaz, au sortir de la chambre de combustion, étaient absorbés par des tubes en U contenant de la potasse dont l’augmentation de poids donnait la somme des poids de ces deux gaz. La potasse qu’ils contenaient était ensuite dissoute dans l’eau et l’on mesurait par un titrage au permanganate de potasse la quantité d’acide hypoazotique absorbée, en admettant qu’il s’était décomposé en acide azoteux et acide azotique. Cette quantité fut toujours très faible; cependant on en tint compte en retranchant du nombre observé la chaleur de formation de cet acide. Quant au cyanogène brûlé, il était calculé d’après le poids d’acide carbonique absorbé par les tubes à potasse. M. Berthelet a ainsi trouvé que l’on avait ;
G® diamant-f-Az = C^Az gaz ^ —57‘^,3
= C^\z dissous —53*^',9
Le rôle important que joue le cyanogène comme radical dans les combinaisons où il se comporte comme un corps simple, comme le chlore, le brome et l’iode, donnait à sa chaleur de formation un intérêt tout particulier. Cette quantité de chaleur absorbée considérable, cette provision d’énergie que font le carbone et l’azote pour constituer le cyanogène, expliquent la tendance que possède ce corps à jouer dans ses combinaisons postérieures le rôle d’un radical. Il met en liberté alors une partie de l’énergie emmagasinée lors de sa formation. Le carbone et l’azote ne s’unissent pas directement; c’est encore une conséquence de cette absorption de chaleur; mais un courant d’azote passant sur un mélange d’oxyde