Woblcr, Ann. Chim. Phys. (3), t. XXIX, p
S98 E.N'CYCLOPÉDIE CHIMIQUE.
dirige à travers un tube chauffé au rouge, il se dépose sur les parois de l’azoture de titane, mêlé d’mie petite quantité de carbone.
Cxjanhydrale de perchlorure de fer. Fe-GP,2llCy. — Ce composé se forme lorsqu’on mélange du perchlorure de fer et de l’acide cyanhydrique anhydre en donnant un composé brun qui se solidifie bientôt. Celte masse est déliquescente et dégage de l’acide cyanhydrique. Elle fond à 100®. Elle s’unit à l’ammoniaque en donnant une poudre d’un noir verdâtre qui se dissout dans l’eau avec séparation de bleu de Prusse. Ce composé, lorsqu’on le chauffe, donne du sel ammoniac, de l’oxyde de fer, de l’acide cyanhydrique et du protochlorure de fer.
L’acide cyanhydrique anhydre, placé au-dessus du trichlorure de phosphore* (sans mélanger les deux corps), étant ensuite abandonné dans une atmosphère contenant de la vapeur d’eau, se transforme en peu de temps en acide phosphoreux, sel ammoniac et acide formique.
i5. Actkm sur quelques substances organiques. Aldéhydate^ d’acide cyanhydrique. (Gautier). — Lorsqu’on mêle une molécule d’aldéhyde ordinaire récente et bien sèche à une molécule d’acide cyanhydrique, ces deux composés se dissolvent sans réagir, et l’action de la chaleur à 100“ ou au-dessus ne peut hâter leur combinaison. Mais si on laisse ces corps en contact pendant huit à dix jours à une température de 25 à 50 degrés, leur union se produit petit à petit, quoique la liqupur reste parfaitement transparente et le plus souvent incolore. Soumise alors à la distillation, elle commence à bouillir vers 160 degrés et passe presque entièrement de 174 à 185“ avec un point d’ébullition constant entre 182 et 181 degrés. Mais si l’on redistille le liquide recueilli à cette température, on s’aperçoit alors qu’une grande partie repasse de 40 à 60 degrés et qu’il s’est formé par la vaporisation ménagée du corps bouillant à 182 degrés, un mélange contenant, avec une petite quantité de celui-ci, une notable proportion des corps générateurs, proportion qui diminue beaucoup si l’on pousse vivement la distillation. Ce liquide ainsi dissocié, à la température même de son point d’ébullition, bout de nouveau à 183“, après quelques jours, si on l’abandonne à lui-même.
Le corps ainsi obtenu répond à la composition G*AzH,C*H‘0“;’ il résulte de l’union de ces deux composés à équivalents égaux.
Cette réaction se produit toujours quelle que soit la composition relative du mélange employé, quand la température reste comprise entre 20 et 100 degrés. A •une température plus basse, l’aldéhyde éprouve seulement une modification isomérique et se transforme en paraldéhyde.
Cette combinaison d’aldéhyde et d’acide cyanhydrique est un liquide incolore, d’aspect huileux, d’odeur légère, de saveur amère et âcre ; elle ne cristallise pas à — 21“, mais devient alors sirupeuse et épaisse. Elle se dissocie vers 180“ en vase clos. Elle est soluble dans l’eau et l’alcool absolu en toutes proportions.