‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e section (volume 2)Chapitre 88 sur 197 · Bull. Soc. Chim. (II), t. IV, p · texte numérisé non relu

Bull. Soc. Chim. (II), t. IV, p

2. Bull. Soc. Chim., (II), t. VIII, p. 277, et Ann. Phy.i Chim. (3), t. XLIII, p. 237; Ann. Phys. Chim. (4), t. XVII, p. 155 cl 14''.

M. Gauthier a obtenu des composés analogues quoique plus difficilement avec les aldéhydes benzoïque', valérique, œnanthylique et caprylique. Il n’a pas obtenu de combinaisons entre l’acide cyanhydrique et les aldéhydes polymères, comme la paraldéhyde et l’aldéhyde divalérique.

Lorsqu’on mélange de l’aldéhyde ammoniaque et de l’acide cyanhydrique et qu’on y ajoute de l’acide chlorhydrique étendu, jusqu’à réaction acide, il se dépose des cristaux qui ont pour composition que Strecker appelle hydrocyanal-

dine ; ce composé peut être fondu et volatilisé sans décomposition. 11 ne donne pas de précipité avec l’azotate d’argent, à moins que l’on n’ajoute un peu d’acide azotique et qu’on ne fasse bouillir ; il se dépose, dans ce cas, du cyanure d’argent

Lorsqu’on chauffe do l’acide acétique à 200°, dans des tubes scellés, avec de l’acide cyanhydrique, il y a en partie union de ces deux corps avec formation de formacétamide Az(C-HO-)(C*H'>0®)ll, qui se dédouble aussitôtenacétamideAz(C''H'’0')ll' et oxyde de carbone ; cette réaction est d’ailleurs limitée par la réaction inverse.

L’oxyde de carbone est absorbé par l’acide cyanhydrique (voir Oxyde de car'oonc).

\k. Action de l'acide eyanhydrique sur la fermentation acétique. — Il suffit de quantités excessivement faibles d’acide eyanhydrique pour ralentir et même supprimer la fermentation acétique. La levure laissée longtemps au contact d’un acide cyanhydrique fort n’est pas altérée, et si on la débarasse ensuite de cet acide par lavage, elle se comporte comme de la levure ordinaire.

Tandis que la levure ordinaire décompose l’eau oxygénée avec un vif dégagement d’oxygène, la levure contenant un peu d’acide cyanhydrique ne la décompose plus.

L’addition de d’acide cyanhydrique dans le sang empêche sa putréfaction"’.

15. Action de Vacide cyanhydrique sur l'économie’’. —L'acide cyanhydrique est un poison violent qui agit principalement sur les centres nerveux. Un lapin dans l’œil duquel on place une goutte de l’acide anhydre éprouve presque aussitôt de violentes secousses tétaniques et paraît mort ; cependant, après deux ou trois minutes, on a pu le rap[)eler à la vie en produisant la respiration artificielle avec de l’air chargé de chlore (Gautier). Les propriétés vénéneuses de cet acide redoutable et surtout son action instantanée ont été cx.igérées.. On peut s’habituer à respirer de l’air fortement chargé de vapeurs cyanhydriques, sans graves accidents. Après un certain temps on perçoit mal l’odeur de l’acide cyanhydrique, mais on s’aperçoit parfaitement de sa présence par une sensation de chaleur à l’arrièregorge. D’après M. Gautier, ce eorps ne produirait pas de nausées comme le font les carbylamines ; l’auteur en a cependant éprouvé à deux ou trois reprises en étudiant ce corps. Le principal malaise que l’on ressent consiste dans des maux de tête d’ailleurs peu persistants. Outre ces accidents passagers relativement peu dange-

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