Liebig, Ann. Chim. Phys., 4» série, t. XXIII, p
4. Bull. Soc. Chim., t. II, 9, p. 149; id., II, 25, p. 433; Chim. Phys, (i), t. XVII, p. 167.
reux, parce que cc poison ne s’accumule pas dans l’économie, et se trouve au contraire rapidement éliminé, on éprouve quelquefois à la longue des accidents chroniques du cœur et de la gorge, palpitations et enrouement.
M. Chrestison ^ a proposé d’employer les propriétés vénéneuses de l’acide cyanhydrique dans la pêche des baleines. Souvent, lorsqu’on harponne ces animaux, ils plongent à de grandes profondeurs, emportant le harpon et le câble qui y est attaché et qui se trouvent ainsi perdus. Avec les harpons de M. Chrestison, qui contiennent à leur extrémité une petite fiole en verre mince contenant de l’acide cyanhydrique (30 grammes environ), lorsque le harpon pénètre dans la baleine, l’ampoule se brise dans la plaie et l’acide cyanhydrique agit. Les baleines ainsi harponnées plongent encore, mais beaucoup moins, et leur capture est ainsi beaucoup facilitée.
Composition. — La composition de ce corps a été donnée par Gay-Lussac. Il le fit brûler au moyen de l’oxygène dans un eudiomètre porté à une température assez élevée pour que le corps fût à l’état gazeux. Il introduisait de l’oxygène chargé de vapeurs d’acide cyanhydrique. Il mesurait dans une expérience préalable la quantité d’acide cyanhydrique par la diminution de volume que subissait le mélange lorsqu’on y ajoutait de la potasse. Après l’étincelle, on mesurait de nouveau le volume ; l’acide carbonic[ue était absorbé par la potasse; nouvelle lecture du volume; il restait alors un mélange d’azote et d’oxygène. On déterminait l’oxygène en introduisant un excès d’hydrogène, déterminant une nouvelle explosion et prenant pour volume de l’oxygène les deux tiers du volume disparu (vapeur d’eau). On avait ainsi l’azote, l’acide carbonique, et d’après l’oxygène employé et l’oxygène brûlé, on avait la quantité d’hydrogène contenue dans l’acide cyanhydrique. On trouve ainsi que l’acide cyanhydrique est formé de volumes égaux de cyanogène et d’hydrogène unis sans condensation.
Sa densité de vapeur 0,937 (à 100'’ est environ treize fois et demie celle do l’hydrogène, tandis que son équivalent en poids est 27. Son équivalent en volumes est donc 4.
On peut aussi faire cette analyse d’une façon plus commode par le procédé des analyses organiques.
Données thermiques-, — La chaleur de formation de l’acide cyanhydrique a été déterminée par M. Berthelot. La chaleur de formation depuis les éléments est négative; on a :
C® diamant -j- Az H = C-AzH gazeux — 29 «,5
liquide —23®,8
dissous —23®,4.
Depuis le cyanogène gazeux et l’hydrogène, cette chaleur de formation est au contraire positive :
Gygaz.-t-HGy gazeux H- 7®,8
liquide -f- 13®,5
dissous -f-13®,9.
1. Schwcg, Zeitsch. für Pharm., 1861, p. 56, et Répert. Cliirn. appL, t. III, p. 258.