S^CP
oO
Toutefois ces nombres, d’après la manière dont ils ont été obtenus, ne prouvent nullement que le composé S-CP se dissocie, entre — 20“ et -j- 10", en chlore et chlorure S^CP, comme l’écrivent les auteurs qui les ont déterminés, et une simple dissolution de chlore dans le chlorure S'’CP se comporterait de la même façon. De même, rien n’indique que S^CP se dissocie au-dessus de -f- 10“ en S‘CP et CP.
Les recherches de M. Isambert sont venues démontrer précisément le contraire [lour ce dernier composé S^CP.
Dans les expériences de ce savant, le chlorure de soufre chargé de chlore est placé dans un matras d’essayeur auquel est soudé latéralement un tube barométrique. Le col du matras, étiré à la lampe, étant fermé, on dégage du chlore pour chasser l’air de l’appareil. Le tube barométrique qui plonge d’abord dans l’acide sulfurique est plongé ensuite dans le mercure lorsque la colonne qu’il contient est suffisante pour protéger le mercure contre l’action du chlore.
En chauffant le chlorure de soufre de manière à chasser à diverses reprises une partie du chlore, après avoir mesuré les tensions du gaz libre, il a obtenu la série des tensions suivantes ; une expulsion de gaz ayant toujours lieu entre deux mesures consécutives :
’’ Températures. Tensions du chlore.
Après une expulsion plus prolongée :
11 résulte de ces nombres (pic la tension du chlore dégagé varie constamment avec la quantité de chlore que renferme le chlorure de soufre.
AI. Isambert en conclut qu’il n’existe qu'un seul chlorure de soufre, celui qui a pour formule S*CD, dans lequel le chlore se dissout en proportion considérable à basse température.
Les recherches calorimétriques de AI. Ogier conduisent à la même conclusion.
Ce chimiste a, en effet, constaté qu’à la température des expériences calorimétriques, on ne peut dissoudre dans le chlorure de soufre plus de ^d’équivalent
de chlore, ce qui dégage, pour Cl, -|- 2,9 cal., nombre de môme ordre que la dissolution des gaz dans les liquides. Le chlorure S^CD, s’il existe, est donc à la température ordinaire dans un état de décomposition presque complet.
De ce que ces chlorures ne paraissent pas devoir exister à l’état de liberté, il ne s'ensuit pas qu’ils ne puissent exister en combinaison avec d’autres composés. On connaît au contraire un assez grand nombre de combinaisons de ce genre ; nous allons les passer successivement en revue.
pcjdi- iiU de Cl.
EiNCVCLÜl-ÉDlIi CHIMIQUE.
BiCHLORURE DE SOUFRE.
En combinaison