‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 3e sectionChapitre 40 sur 68 · CHALEUR SPÉCIFIQUE VRAIE A · texte numérisé non relu

CHALEUR SPÉCIFIQUE VRAIE A

La chaleur atomique à —40“ est donc égale à 5,8; à 260 elle est égale à 5,68, et s’approche par conséquent du nombre voulu par la loi de Dulong et Petit.

Chaleur de transformation. — MM. Troost et Hautefeuille ont détermine la chaleur de transformation du silicium amorphe en silicium cristallisé. Ils ont opéré

en dissolvant chacune de ces variétés dans l’eau régale nilrofluorhydrique et en mesurant la chaleur dégagée ; on trouve ainsi que 1 gramme Si amorphe dégage 290 calories, pour se transformer en Si cristallisé, d’où 1 at. Si am. = 28 grammes dégage 8,12 Cal. pour sa transformation.

Cette quantité de chaleur est plus que double de celle que dégage 1 at. de charbon =: 12 grammes pour se transformer en diamant (3'’,0).

MM. Troost et Hautofeuille n’indiquent pas dans leur mémoire de quel silicium amorphe ils sont partis; il est probable que c’est du silicium amorphe calciné. Il y aurait donc encore à déterminer la chaleur de transformation du silicium produit à basse température en silicium dense et calciné. Cette quantité doit être assez notable, car on a mentionné au commencement de cette étude que cette transformation était accompagnée d’un changement notable dans les propriétés du corps.

Le silicium fondu dégage en se dissolvant la même quantité de chaleur que le silicium cristallisé.

Propriétés optiques, indices. — L’indice de réfraction du silicium est, d’après Miller, égal à 5,736 (?).

L’énergie réfractive spécifique ^ du silicium, calculée avec les données optiques du tétrachlorure, est égale à 0,2821.

L’équivalent de réfraction Xm, m étant le poids moléculaire j est égal

à 7,9 (Haagen), à 6,27 (Schrauf, calculé à partir de la silice).

Spectre. — MM. Troost et Hautefeuillc ont étudié le spectre du silicium en faisant jaillir une étincelle électrique entre deux pointes de silicium dans l’air. Ce spectre montre des lignes brillantes dans toutes les couleurs, avec un grand espace sombre au commencement du bleu, et trois maxima.

On peut aussi opérer en illuminant électriquement les vapeurs raréfiées des dérivés volatils. La comparaison des spectres du chlorure de silicium et du fluorure de silicium indique les raies suivantes comme spéciales à cet élément (Salet).

Spectre électrique :

Le spectre de combustion du silicium varie avec le composé que l’on emploie. Mitscherlich, en faisant brûler un mélange d’hydrogène et de fluorure de silicium,

SILICIUM

n’a obtenu qu’un spectre continu, avec l’hydrogène et les chlorure, bromure, iodui-c de silicium et injection d’air autour de la flamme, on observe un spectre de bandes (Salet). Les milieu.v de ces bandes ne coïncident pas avec les raies du spectre électrique. Le tableau ci-dessous fait connaître les longueurs d’onde.

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