‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. Complément 1ère partieChapitre 151 sur 184 · I. Mémoires de la Société des ingénieurs civils · texte numérisé non relu

I. Mémoires de la Société des ingénieurs civils

drainer tout le pétrole car les argiles qui le renferment ne lui permettent pas de se mouvoir facilement. En général, on considère comme excellent un puits qui donne 500 litres par jour, pendant la première année. Au-dessous de 350 litres le puits est considéré comme médiocre.

On ne connaît dans cette région de l’Europe aucun exemple de pétrole jaillissant des puits, comme aux États-Unis; dans les Karpathes, il suinte tranquillement des parois. La pauvreté en pétrole des terrains de la Moldavie et de la Valachie, ne permet pas d’exploiter au moyen de la sonde : on pratique un puits circulaire de un mètre de diamètre. Quand le pic a entamé les couches à pétrole, le dégagement du gaz hydrogène carboné est quelquefois assez abondant, pour causer l’asphyxie de l’ouvrier qui travaille au fond du puits.

Ayant étudié les gisements de pétrole de la Valachie, M. Capellini * est arrivé aux conclusions suivantes :

Le pétrole se trouve disséminé à plusieurs niveaux se rapportant à l’éocène et au miocène. En général la richesse des gisements diminue en raison de leur plus ou moins grande antiquité géologique.

Les divers bitumes qui accompagnent le pétrole sont les résultats de la condensation ou de l’altération du pétrole lui-même, ainsi que les émanations de gaz hydrogène carboné qui, parfois, produit des phénomènes ayant quelque analogie avec ceux des véritables volcans.

Le pétrole se trouve associé au sel gemme, au gypse et quelquefois au soufre, sans que cette association implique dépendance ou dérivation.

Dans la Valachie, le pétrole et le sel gemme sont contemporains des couches dans lesquelles ils se trouvent et, suivant M. Capellini, ils n’ont pas été introduits postérieurement comme bien des personnes l’ont prétendu.

Ile de Zante. — A Chiéri, dans l’île de Zante, le pétrole apparaît suivant M. Coquand, dans une plaine très marécageuse ouïes bulles de gaz, en venant crever à la surface de l’eau amènent au jour une certaine quantité d’huile. Un sondage poussé au-dessous des marais jusqu’à 150 mètres, n’a rencontré qu’une seule nappe pétrolifère enclavée dans une argile pliocène et dont le rendement s’est rapidement appauvri. On conçoit d’ailleurs que le dégagement de gaz qui se fait spontanément depuis des siècles dans cette localité, ait dû faire perdre à l’huile minérale la plupart de ces principes légers.

Russie. — Dans les dépôts du zechstein de l’ouest et du nord-ouest de la Russie se trouve un gisement de pétrole près du village de Sukéevo, ainsi que dans le gouvernement de Samara, près du village Mikhaïlovka, non loin des eaux minérales de Serguievsk, le long de la rivière Sok (près du village de Kamichli) le long de la rivière Chechma (près des villages Chougowova, Sarabikoulova) et au point de partage des eaux de la Sok et de la Chechma, près des villages de Jakouchkino et de Novo-Sémeïkino.

Dans toutes ces localités les dépôts de pétrole sont subordonnés au grès permien. Le pétrole se montre partout à la surface du sol ; l’existence des bassins souterrains

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