Deulschland geologischc Gescllschaft, t. XXV, p
à des profondeurs plus grandes. Le pétrole est du reste accompagné de dégagements de gaz et, de même que dans les puits d'Amérique, son débit va successivement en diminuant. Le colonel Romanowsky‘ regarde les gîtes de pétrole du Kouban comme aussi riches que ceux de l’Amérique.
Turhestan. — Dans la chaîne de monlaghes qui entoure le Fergane, dans le Turkestan russe, le pétrole mêlé d’eau jaillit du sol en plusieiu’s localités.
Les sources sont situées à une altitude de 700 à HOO mèU’es au-dessus du niveau de la mer. La région est totalement dépourvue de forêts et de cours d’eau. C’est une solitude complète quoique la route soit praticable.
Le pétrole provient exclusivement de couches crétacées qui se composent de calcaires sablonneux très fossilifères, de grès rouges, d’argiles vertes, de gypse et de marne. Toute cette formation repose sur des roches jurassiques et est i-ecouvei te par des roches tertiaires.
Le plus souvent le pétrole coule dans le calcaire coquiller, ou plus bas, au contact du calcaire et du gypse. Comme dans l’ai’gile on rencontre quelquefois du sel gemme, l’eau qui accompagne le pétrole est presque toujours salée. Plus les couches à pétrole sont brisées, plus abondantes sont les sources, et réciproquement. Près des sources on remarque des dépôts plus ou moins considérables de pétrole endurci qui porte le nom déjà cité de kire. Si l’on considère la vaste étendue (sur des dizaines de kilomètres) sur laquelle le pétrole apparaît dans les mêmes conditions géologiques, au nord, à l’est et au sud de Fergane, ainsi que la rareté de la population dans ces localités, on peut dire, sans crainte de se tromper, qu’il existe beaucoup plus de sources de pétrole qu’on n’en connaît actuellement^.
Perse. — Il est des gîtes que l’on exploite depuis une antiquité très reculée, en Perse, dans la vallée de l’Euphrate et à Chiras, dans le Kurdistan, dans des terrains tertiaires dont ils occupent deux étages, d’après les recherches de M. Ainsvorth; ils sont accompagnés de vastes dépôts de gypse et do soufre et associés à des sources thermales.
Birmanie. — Le pétrole abonde dans l’empire Birman, qui fournit à l’Europe des quantités considérables de cette huile, connue en Angleterre sous le nom de Rangooutar ou de Burmesc naphta. Dans le bassin de la rivière Irawaddy, on a foré des puits nombreux qui atteignent jusqu’à 60 mètres de profondeur.
L’huile minérale qu’ils produisent est caractérisée par l’abondance de la paraffine qu’elle renferme.
Inde. — M. Lyman° a fait une exploration de la région du Punjab dans laquelle on trouve du pétrole. Celui-ci a une couleur vert foncé et marque jusqu’à 25“ de l’aréomètre de Baumé. Dans un puits creusé à Gunda, du pétrole a été obtenu, mais son débit a diminué rapidement. Dans quelques autres endroits, il vient naturelle-
t. Journal des mines de Saint-Pétersbourg, 1875, p. 1.
2. ^üonehkAoïï. Richesses minérales du Turkestan russe, 1878, p. IG.