‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. Complément 1ère partieChapitre 18 sur 184 · I. Topographie ge'ognoslique de l’Oise, p. 5GD · texte numérisé non relu

I. Topographie ge'ognoslique de l’Oise, p. 5GD

duits industriels, et notamment des médailles, des armes et des armures romaines.

La vallée de Brèche contient de la tourbe dans presque toute sa longueur, à partir de la chapelle de Sainefontaine. La vallée du Thérain en renferme également, et au voisinage de Beauvais les prairies i-eposent sur un fond tourbeux qui détermine l'horizontalité si remarquable de leur plafond. Sous la ville même, l’alluvion et la couche superficielle proviennent d’anciennes constructions qui ont ensemble 3 ou 4 mètres, recouvrant un lit de tourbe noire ayant 60 centimètres d’épaisseur. Les tourbières de Nesles peuvent être considérées comme une annexe de celles du Thérain. Ce dépôt, le plus vaste du département de l’Oise, s’avance au sud-est et à l’est jusqu’à l’origine des rampes par lesquelles commencent les côteaux de la forêt de liez ; il s’arrête juste de ce côté à la ligne où les sables et les argiles à lignites forment une légère terrasse à l’entrée des bois. Sa surface n’est pas moindre de 1800 hectares. Elle paraît représenter le fond d’un lac. D’après Graves, la coupe du terrain tourbeux, prise vers le centre du marais, où son développement paraît être le plus considérable, comprend de haut en bas les couches suivantes :

7. Limon terreux pétri de coquilles terrestres, mêlé de particules calcaires qui lui impriment une coloration blanchâtre. 11 n’existe pas sur toute la surface et paraît produit par une alluvion postérieure à la formation du massif tourbeux.

6. Tourbe blanchâtre ou grise, légère, friable, souillée de sable, contenant des racines non décomposées de cypéracées et autres herbes ; elle est propre seulement à l’incinération ou préparation des cendres d’amendement. Elle contient quelquefois un excès de sable, et alors on n’en peut tirer aucun parti.

5. Tourbe grisâtre, semi compacte, avec nombreuses lymnées, planorbes, cyclades et autres mollusques fluviatiles ou lacustres.

4. Tourbe d’un brun noirâtre, chanvreuse, avec racines à moitié décomposées.

3. Tourbe noire, compacte, homogène, lourde, bitumineuse, molle au sortir des fosses, n’offrant plus de débris distincts de végétaux, contenant du fer phosphaté disséminé par nids. Cette couche et celle qui la surmonte (n‘>4) constituent principalement la tourbe exploitée et se lient l’une à l’autre par des nuances graduées ; leur épaisseur, qui varie de 1 à 6 mètres, est en moyenne de 4 mètres : on y voit comme accidents, des filets irréguliers et non continus d’argile terreuse et de sable.

2. Tourbe brune, contenant des restes de végétaux ligneux, des feuilles^ des fruits, des branches et des troncs de coudrier, de bouleau, d’orme ; des bois de cerf et de chevreuil, des ossements de bœuf, de sanglier, de cheval, de mouton, de chien, rarement de castor; elle exhale quelquefois une odeur ammoniacale. Du côté de Froidmont, on y trouve, dans le voisinage, des lignites, du fer sulfuré, et du côté de Rue-de-Saint-Pierre, des arbres entiers dont le bois noirci est d’une excessive dureté, et des bois amollis devenus flexibles quoique assez épais.

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