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Revue de géologie, t; X, p. H

Production liouillèro-

• En ISà-i En 1864.

Yolkshire . 7,568,900 tonnes 8,941,744 tonnes.

Dei’byslih'c . 2,442,796 — 4,557,811 —

Noltingliamsliire . 825,676 — 808,650 —

],ancashirc . 9,216,707 — 11,702,950 --

Oheshire . 798,597 — 855,091 —

Sbropshire . 1,096,200 — 1,167,250 -

Staffordsliire et Worcestersliiro. . . 7,612,500 — 11,651,748 —

Warwickshire . 258,825 — 765,510 — •

Lcicestershirc . 445,585 — 905,857 —

Nord du Pays de Galles . 1,160,145 — 2,016,865 —

Bassin de Bristol et de Bath. — Entre les collines de Mendip au sud et les

environs de Wickwar, sur une longueur de plus de 25 milles (40 kilomètres), apparaît une large surface de terrain liouiller, recouverte en grande partie par le grès rouge, le lias et l’oolithe. Au sud, à l’ouest et au nord-est du périmètre de cette surface, les assises qui renferment de la houille reposent sur le calcaire carbonifère, tandis qu’on est encore dans le doute sur leur véritable délimitation à l’est, dans la région où elles passent sous les oolitlies de Bath.

L’épaisseur totale des formations au-dessus du millstone gritt ou roche de Farewell est d’environ 1500 mètres; mais dans la partie supérieure, sauf sur quelques points qui renferment encore quelques-unes des meilleures houilles ])Our foyers domestiques, il y a dénudation complète, et le charbon a été emporté avant la formation du dépôt de grès rouge. Ainsi dans le riche district du nord-est de Bristol, les couches supérieures semblent faire défaut, tandis qu’au voisinage de lladstock et de Midsomer-Norton, elles constituent un bassin très intéressant dans lequel sont ouvertes les mines du prince de Galles et de lady Waldegi ave. Quelquesuns des puits n’atteignent cependant ces couches qu’à une certaine profondeur; à Glandown par exemple, il faut, pour y arriver, descendre jusqu’à 566 mètres, dont 75 mètres appartiennent aux seuls terrains de recouvrement ; et lorsqu’on veut 1 asser à un autre groupe de couches de houille, on se trouve en présence d’un nouvel intervalle stérile à franchir, qui n’a pas moins de 182“, 80. Ce second groupe, qui occupe une surface beaucoup plus large que le premier, est exploité à l'arrengton, Gurney, etc.

En suivant l’ordre des formations vient immédiatement au-dessous une masse épaisse de grès, désignée sous le nom de Pennant (6g. 89) et accusant parfois la contexture du millstone gritt. Après le pennant vient une série de schistes contenant un grand nombre de couches de houille, dont quelques-unes sont exploitées à Bedminster, à Straton-oun-the-Fosse, etc. En6n, les couches les plus basses, celles qui avoisinent le calcaire, ont été attaquées à Vobster, à Ashton et à Nailsea.

Chose curieuse et bien digne de remarque, les méthodes d’exploitation employées dans la région sud de ce district, jointes à certaines circonstances locales favorables ont permis d’exploiter des couches dépassant à peine 0,50 d’épaisseur ; on a même vu, dans l’ime des plus minces, l’épaisseur se réduire sur certains points à 0“,275.

Il suit de là qu’on peut compter sur un nombre relativement important de couches

exploitables.

Si l’on voulait estimer la quantité de charbon contenue dans le bassin dont nous nous occupons, il faudrait, pour ne pas faire d’erreur, avoir égard à cette circonstance, que certaines parties des couches les meilleures sont si dérangées et si étran¬

glées qu’elles ne peuvent pour ainsi dire fournir que des menus et sont, par conséquent, sans valeur commerciale.

Enfin, comme dernière particularité à noter, les dislocations des couches sont telles, à Radstocket à Cloudown, qu’elles sont repliées sur elles-mêmes de manière à présenter sur une étendue de 50 à 200 et même 500 yards (45“,70 à 182“',80et 274™,20), une double bande du même charbon.

Bassin % Olav^estershive. — Le petit gisement dont la surface extérieure est presque entièrement recouverte par la forêt de Dean, et dont la surface inférieure repose.surjlç .çtilcaire carbonifère, est un excellent type d’étude à cause de la forme exacte, de bassin qu’il présente, ses couches plongeant, en effet, régulièrement de la périphérie vers le centre. Son étendue est d’environ 34 milles carrés (87,70 kil. carrés), et la régularité d’allures de ses couches est telle qu’on les regarde comme parfaitement connues sur tous les points, bien qu’elles n’aient pas encore été attaquées partout par des puits.

La formation houillère a une hauteur d’environ 690 mètres; elle renferme, principalement dans l’étage inférieur, onze couches de houille variant depuis 0'”,45 jusqu’à 1”,50 et représentant une épaisseur totale de 8”, 10.

Entre la couche Churchway et la couche Cohford Higlulelf qui vient en-dessous, on exploite des bancs importants de grès, dont la qualité se rapproche du pennant de Bristol.

Plusieurs des couches intermédiaires sont remarquables par le grand nombre et la variété des plantes fossiles qu’on rencontre au toit des galeries, tandis que la couche épaisse inférieure dite Coleford Ilighdelf, qui a de 1"»,20 à 3"’, 15 ne renferme que des sigillariæ et de gros troncs d’arbre d’espèce commune.

Les minerais de fer font presque constamment défaut dans la formation houillère ; mais cette absence est largement compensée par le magnifique oxyde de fer brun qu’on trouve en abondance dans les dépôts irréguliers de la région supérieure de la formation calcaire.

Bassin du Devonshire. — Au nord du Devonshire, les environs de Bidefort présentent plusieurs petites eouches de combustible qui ont été l’objet d'une exploitation assez étendue. Au point de vue commercial ces couches n’ont qu’une médiocre importance; mais au point de vue géologique, elles offrent un certain intérêt, en raison de leur analogie avec celles qu’on rencontre dans la vaste région de schiste carbonifère du sud-ouest de l’Irlande.

Bassin du Pai/s de Galles-Sud. — Le magnifique bassin du pays de Galles-Sud, qui s’étend depuis Pontypool à l’est jusqu’à la base de Saint-Bride à l’ouest, sur une largeur de 12 à 16 milles- (19 à 25 kilomètres), occupe, principalement dans les contrées de Monmouth, de Glamorgan et de Carmarthen, une superficie d’environ 900 milles carrés (près de 1530 kilomètres carrés), et n’est pas moins remarquable par l’épaisseur qu’y montre le terrain houiller que par la variété et l’excellence de ses produits. Appuyé sur le calcaire qui forme, au nord, au sud et à l'est de ses limites, des collines élevées, il affecte une forme allongée et présente une surface accidentée d’une manière pittoresque, sillonnée de plusieurs cours d’eau coulant principalement, soit au nord, soit au sud, et au milieu de laquelle de nombreuses exploitations sont ouvertes. Les dislocations sont très fréquentes et suivent une direction plus régulière vers le sud. D’un autre côté, les eouches plongent suivant une inclinaison tellement rapide qu’elles atteindraient à des profondeurs où toute exploitation devient impossible, si elles ne se relevaient tout à coup vers la surface avec une inclinaison contraire par suite d’un pli dont 1 axe se prolonge à une grande distanee de l’est à f ouest;

Dans le Monmouthsliire', l’épaisseur de l’étage carbonifère est beaucoup moins importante que dans la partie la plus occidentale du bassin, et la profondeür maxima, pour atteindre la couche importante la plus basse, dite black vein, peut être estimée à 594 mètres, tandis que dans la région des vallées, il faudrait descendre jusqu’à 685 mètres pour trouver le dernier charbon exploitable. Ici la couche supérieure la plus remarquable est celle bien connue sous le nom de Mynydd Isslwyn, qui fournit du chai’bon pour foyers domestiques. Elle a occupe le

milieu de l’étage et a déjà été exploitée sur une grande partie de son étendue. En dessous se présente un banc de grès d'une grande épaisseur (le Pennant), et pluà bas on retrouve la formation houillère comprenant d’excellents charbons pour la métallurgie, et des minerais de fer argileux auxquels les grandes usines de Pontypool, Ebbw Vale, Tredegar, etc., doivent leur prospérité.

Plus à l’ouest, les grès augmentent en épaisseur et sont recouverts par des terrains offrant quelques couches de houilles exploitables, qui semblent présenter leur plus grand développement au nord de Swansea. En poussant encore plus loin à l’ouest, à Llannelly, on se trouve en présence d’une surface comparativement étroite, se dirigeant vers l’est, où la formation houillère atteint toute son épaisseur, qu’on n’estime pas là à moins de 5000 mètres.

La région nord-est du bassin est principalement remarquable en raison de ses excellents charbons qui sont en partie bitumineux. Ceux qu’on trouve aux environs d’Aberdare ont, au plus haut degré, les qualités qu’on recherche pour les machines à vapeur (houilles à longue flamme, houille sans fumée). Aussi cette région a-t-elle été si vigoureusement attaquée par de nombreux travaux que sur certains points, à Aberdare surtout, le charbon de certaines couches est aujourd’hui épuisé.

De là vers l'ouest, la houille des affleurements sud reste bitumineuse jusqu'au delà de Llanclly, tandis qu’au nord du bassin elle devient anthraciteuse; et bientôt on ne trouve plus que l'anthracite dans la partie septentrionale du Caermarthenshire ainsi que dans le Pembrokeshire. Chose curieuse, le charbon des couches de Llanelly même continue à être bitumineux jusqu’à une distance de quelques centaines de mètres vers le sud, tandis qu’il se montre anthraciteux dans la direction opposée.

Voici quelle a été la production des districts de l’ouest, dans la période décennale finissant à 1865 :

Gloucestershire et Sommersetshire. .

Monmouthshire (

Galles du Sud I .

1 514 851 tonnes

1 979 259 tonnes j 4 088 927 —

En examinant au point de vue géologique la constitution des terrains et les positions qu’occupent les différents bassins houillers de l’ouest, on est conduit à penser qu’ils ont du être réunis dans l’origine et que celui de la forêt de Dean (Gloucestorsbire), si merveilleusement protégée contre toute dénudation par sa forme de cuvette, a bien pu servir de lien à ses plus vastes voisins.

Dans la région qui sépare Coleford des collines du pays de Galles (environ 52 kilomètres) on ne trouve que le vieux grès rouge, sur lequel a dû reposer

autrefois la formation houillère que l’action incessante des eaux de la mer a fait plus tard entièrement disparaître.

Bassins de l'Irlande. — Les bassins liouillers de l’Irlande peuvent fournir au géologue un sujet d’études des plus intéressants; ne fournissant annuellement qu’une production totale de 125 000 tonnes de houille, ils n’ont que peu de valeur au. point de vue commercial et sont malheureusement sans avenir. Qu'on explore longuement la région houillère montagneuse de Carlow, de Kilkenny et de Tipperary, tantôt en trouvant dans les terrains schisteux des fossiles qui rappellent ceux des étages inférieurs de la formation houillère du centre de l’Angleterre, tantôt en constatant les vastes dépôts de calcaire carbonifère qui régnent dans les parties basses du pays, — on arrivera bientôt à cette conviction que la nature a dû probablement doter largement l’Irlande de richesses qu’elle lui a reprises dans la suite. Les petits gisements de houille isolés qu’on rencontre aujourd’hui ne seraient donc que les restes des vastes dépôts primitifs, presque entièrement dénudés aujourd’hui ; et comme ces gisements appartiennent indubitablement à l’étage le plus bas de la formation houillère, il n’y a rien à espérer des sondages qu’on pourrait tenter. Il est néanmoins digne de remarque que les assises inférieures de cette formation présentent une grande épaisseur, car au calcaire succèdent plus de 100 mètres de schiste houiller {black shalé) comme dans le Derbyshire; puis viennent 150 à 200 mètres de flagstones (pierres plates) occupant une position analogue à celle du millstone grit de l’Angleterre.

Sur les points où la formation atteint 540 mètres, on ne trouve que quelques couches de houille anthraciteuse, en général très minces. Dans les gisements du comté de Cork, ces couches sont extrêmement brisées et comprimées ; en outre, elles ont une allure incertaine. Au contraire, dans les comtés de Tipperary et de Castlecomer, elles forment des bassins d’une grande régularité. Au nord de l'Irlande, on rencontre des gisements très circonscrits à Tyrone et à Antrim; et, à l’exception de quelques points où la houille se montre de qualité bitumineuse, les couches ont, en général, les mêmes caractères que celles des districts méridionaux.

Il est heureux qu’on puisse remédier à la pénurie de houille en Irlande, en envoyant dans ce pays des charbons anglais par la Glyde, par YVhitehaven, par la Mersey et par la Dee. Il ne faut pas oublier d’ailleurs que l’Irlande a de vastes et excellentes tourbières

Ajoutons au point de vue purement lithologique que beaucoup de grès carbonifères de l’Irlande ne renferment guère que des éléments granitiques, pulvérisés et reconsolidés. M. Sorby^, qui les a étudiés avec soin, a trouvé que les grains de quartz de ces grès sont plus analogues au quartz des granits de Norvège et de Suède qu’à ceux d’aucune autre région. La même remarque s’applique également à l’élément feldspathique quand il n’est pas trop altéré. En même temps cependant, M. Sorby a constaté que les grains de quartz de ces grès sont aussi anguleux

1. Voyez La Houille et les Houillères en Angleterre, de M. W. Smith.

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