LÉGENDE
Ch'és rouges ou. rostfs- Terrcùji. houiller Eufihotides el uietapligri DiorUe de Mojuca,.
BjrpligrUes .
Fig. 91. — Carte du bassin houiller du Zambcze, d après M. H. Kuss. — ticheile de 1 a buuuuuu,
amont de Tête ; peut-être s’approche-t-elle des chutes Kebrabasa un peu plus que ne l’indique la carte. Tandis que sur la rive gaucho du Zambèze le terrain houiller ne forme que des collines d’une faible hauteur, il s’élève au contraire sur la rive
t. Lapierre, Annales des Mines, 6“ livraison de t§83.
2. Bulletin de la Société géologique de France, 5' série, t. XII, p. 309. Février 1884.
334 ENCYCLOPÉDIE CHIMIQDE.
droite au nord-ouest de Tête jusqu’à 300 mètres environ au-dessus du fleuve (serra Carroeira). De ce côté, il paraît buter contre les terrains anciens et en être séparé par une faille ; il plonge en effet doucement vers le nord-ouest, sans se relever au voisinage des gneiss et sans s’appuyer sur eux. Vers le centre du bassin principal, nn petit massif de micaschiste émerge du terrain houiller sur la rive gauche du Rovugo, en face de Chingosa. L’existence de ce massif qui doit se relier souterrainement aux gneiss et aux micaschites de la rive droite du Rovugo, l’allure des couches et celle des roches qui entourent le terrain houiller, permettent difficilement de lui attribuer une grande puissance sur la rive gauche du Zambèze. Sur la rive droite, au contraire, il s’élève à une hauteur assez grande et est forme de couches régulières.
Indépendamment du bassin principal, on retrouve encore sur deux points, entre Tête et la Luia, des lambeaux isolés de grès houiilers recouvrant les gneiss et les pegmatites; on voit aussi au nord, près de Muchena, affleurer sur les berges du Rovugo des bancs de grès argileux rouges qu’à raison de leur peu d’importance on peut réunir simplement au terrain houiller, mais qui sont peut-être plus récents.
Ce sont les grès qui dominent dans le bassin houiller de Tête ; les schistes bien caractérisés sont fort rares ; on n'en a trouvé qu'au voisinage immédiat des couches de houille sur le Moatise; plusieurs des couches reconnues ont même des grès pour toit et pour mur.
Le charbon fourni par ces couches est noir et brillant; il brûle aisément avec une flamme moyenne, en donnant un coke léger peu fondu. De nombreux essais ont donné :
Carbone fixe . 55 à 60
Cendres . 17 à 22
Matières volatiles . 22 à 25
composition qui fait rentrer le charbon de Moatise dans la catégorie des houilles grasses ordinaires. Malgré la forte proportion de cendres, le bassin de Tête peut être considéré comme renfermant une réserve importante à laquelle la navigation de l’océan Indien sera peut-être quelque jour heureuse de recourir.
BASSINS HOÜILLERS D’AMÉRIQUE