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EXPLOITATION DE LA HOUILLE

Il n’entre pas dans notre cadre de décrire les procédés d'extraction de la houille, auxquels il a nécessairement été fait d’ailleurs allusion à propos de la situation du combustible dans ses gisement naturels.

Ceux qui les premiers étudièrent les combustibles minéraux (1650-1780), Buache, Morand, etc., ne les signalèrent comme devant se substituer, dans la consommation domestique, aux combustibles végétaux, qu’à cause de la cherté de plus en plus grande de ceux-ci.

On sait que le développement de l’industrie houillère est tout à fait moderne, et ne prit quelque extension que vers la fin du dix-septième siècle. C’est de 1803 à 1805 que les houillères delà Belgique, faisant alors partie de la France et dirigées par les ingénieurs français, se développèrent avec le plus d’activité ; ce n’est que depuis 1815 que l’industrie du fer prit les plus vastes proportions, pendant que les environs de Mons s’ouvraient en France de nombreux débouchés.

Si la Belgique, parce qu’elle était devenue française, produisit la première de la houille, ce fut la France qui, la première, la consomma. En effet, c’était pour envoyer de la houille à Rouen et à Pontoise que les premiers exploitants de l’Angleterre donnèrent signe d’existence commerciale, et l’activité industrielle des Flandres avait aussi pour débouché principal Paris et le nord de la France.

Le bois étant devenu très cher et très rare à Paris en 1774, on amena quelques bateaux de charbon de terre qui se débitèrent d’abord assez bien aux ports Saint- Paul et de l’École ; le peuple y accourut en foule, et même plusieurs bonnes maisons voulurent en essayer dans les poêles et dans les cheminées des antichambres ; mais la prétendue malignité de ses vapeurs et son odeur de soufre en dégoûtèrent bientôt les gens hatitnés à la combustion inodore du bois de chauffage. Aussi les nouveaux marchands de charbon de terre cessèrent-ils bientôt d’en faire venir pour la consommation de Paris *.

Le chiffre de l’extraction est maintenant rapidement croissant chaque année et nous aurons à y revenir, en même temps que nous constaterons les périls dont l’industrie de la houille est constamment entourée.

Laissant pour le chapitre relatif aux combustibles minéraux gazeux ce qu’il importe de dire à l’égard du grisou, nous signalerons seulement ici le danger que détermine dans les galeries de raines la présence de la poussière de houille en suspension dans l’air.

La première mention que l’on rencontre de cette influence est due à Faraday et

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