‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. Complément 1ère partieChapitre 92 sur 184 · Comptes rendus mensuels, octobre 1878, p · texte numérisé non relu

Comptes rendus mensuels, octobre 1878, p

ENCYCLOPÉDIE CIIIMIQDE.

en effet admettre avec les moyens d’aérage perfectionnés dont on dispose aujourd’hui et la surveillance dont les mines sont l’objet, qu’une atmosphère, qui ne donnait aucun signe de la présence du grisou quelques instants avant le coup de feu, ait pu se trouver subitement infectée dans toute son étendue, tandis qu’il est facile d’admettre qu’un point en particulier soit devenu explosif, et que les poussières aient pu transmettre le feu en se soulevant de proche en proche *.

La présence des croûtes légères de coke sur les bois de soutènement a été souvent observée dans les grands accidents (Cinq-Sous, à Blanzy, en 1847, la Garenne, à Épinay, en 1871, etc. Suivant M. A'^erpilleux, on pourrait parfois remplir un mètre cube de ces matières agglutinées®. Elles ont été étudiées au puits Jabin par M. Mathet, qui en a fait, à l’aide de l’analyse chimique, la comparaison avec la houille du gîte *. Celle-ci renfermait 23.63 p. 100 de matières volatiles et le coke seulement 17.50, ce qui correspond à une perte de 6.13 p. 100 du poids de la houille, c’est-à-dire au quart à peu près de la teneur initiale en gaz. M. Chausselle a donné également l’analyse suivante ® :

Coke Coke do la

du dixième petite couche.

„ , 1 Carbone. ......

I Cendres .

Matière volatiles (abstraction

faite des cendres) .

Matières volatiles de lahouille correspondantes (abstraction faite des cendres). . .

On obtient ainsi la preuve directe du dégagement de ce gaz qui a dû naturellement s’accompagner d’effets destructeurs considérables. En effet, d’après le chiffre de M. Mathet, 1 kilog. de poussière a dégagé 61 grammes de gaz. C’est-à-dire 84 litres à la température et à la pression normales. Mais ce volume s’est considérablement amplifié par l’ignition, et les calories dégagées ont dû dilater de n.ême l’air ambiant. La perte de matière volatile, rapportée à celle qui est renfermée dans

la houille, a été trouvée par M. Vital dans divers essais égale ® ^ ^ P®*"

M. Chausselle ^ par M. Matthe *, par M. Villiers ^ ®. M. Vital a constaté que les poussières qui ont fourni une première explosion ne sont plus aptes à en produire une seconde.

A Campagnac, M. Sibil a constaté que les fils à plomb destinés à diriger le perce-

1. Bulletin de la Société de l’industrie minérale, 2® série, t. YII, p. 623.

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