‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. Complément 2ème partieChapitre 32 sur 114 · II. ÉlNUMÉR.ATION ET DESCRIPTION DES GISEMENTS · texte numérisé non relu

II. ÉlNUMÉR.ATION ET DESCRIPTION DES GISEMENTS

Les mines de diamant occupent dans l’Inde trois régions bien distinctes (fig. 83).

Celle de ces régions située le plus au sud a longtemps porté, au moins on partie, un nom qui n’est réellement pas le sien. Golconde (Kala-Kandar), située dans le royaume de Nïzam, n’a jamais produit de diamants et n’était autre chose que le marché où ils étaient achetés et vendus. Le nom originairement appliqué à la capitale, maintenant représentée par un fort abandonné dans les environs d’Hyderabad, s’étendait au pays environnant et a certainement été appliqué quelque temps au royaume tout entier jusqu’à la côte, ainsi qu’en témoigne la carte de Bernier; mais la mine la plus rapprochée est encore distante de plusieurs milles de ce fort. Les mines dites de Golconde en sont situées bien loin, sur les bords de la rivière de Kistna : elles appartiennent au Nizam. Les autres districts diamantifères compris dans cette région méridionale appartiennent à la présidence de Madras ; ce sont ceux de Kadapah ou Guddapah, Bellary et Karnul.

En avançant vers le nord, on arrive à la seconde région, qui occupe une étendue considérable entre les rivières de Mahanadi et de Godawan, principalement dans la région de Sambalpur, dont le Mahanadi n’est éloigné que de quelques milles, et dans celle de Wairagarh, à 80 milles au sud-est de îiagpur. M. Bail croit que les couches diamantifères ont dans cette contrée une étendue beaucoup plus grande qu’on ne le suppose généralement. A cette région peuvent se rattacher les gisements du Chutia Nagpur, un peu plus éloignés et situés dans le Bengale inférieur sur la rive gauche du Mahanadi.

Enfin, la troisième et dernière région est située dans le Bundelkhand, aux environs de la ville de Panna, prés de laquelle se trouvent la plupart des

Fig. 85. — Carte des gisements diamantifères de l’Inde.

Bien qu’il doive être question ci-dessous du mode de gisement du diamant dans les diverses mines que je vais énumérer, il ne sera pas inutile de donner un aperçu général des formations qui renferment les couches cliamanlifères.

La formation IFynd/tîetme.dalis l’Inde septentrionale, et la formation deKarnul,

LE DIA5IAHT.

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dans le sud et peut-être aussi dans la région centrale comprise entre le Mdianadi et le Godawari, sont probablement des formations de la même époque dont la corrélation s’établirait de la manière suivante :

Inde du Nord.

Madras

Inde du Sud.

Formation Wyndhienne.

Formation de Karnul.

Série supérieure.

Série inférieure.

i Groupe de Bhanrer

» de Rewah (diamants)

» de Kaimur

I Calcaire de Tirhowan Schistes de Palkoa Grès de Dalchipur

Schistes et calcaires de Semri Grès de Semri

I manque.

) Schistes et calcaires de > Khundair.

) Quartzites de Paneum.

1 Schistes et calcaires de I Jamalmadgu.

( Grès de Banaganpilly (dia- I manls).

Dans le Bundelkhand, les diamants ne sont rencontrés d’une façon certaine in situ que dans un conglomérat qui est rapporté au groupe de Rewah ; il y a cependant, là comme partout, de nombreux travaux dans des dépôts alluviens ou superficiels, mais le plus grand nombre des fouilles a été pratiqué dans la couche inférieure de ce groupe, qui, bien qu’ayant une très grande extension, ne contient certainement du diamant que dans les environs de la ville de Panna. Quoique les diamants n’aient pas été rencontrés dans les groupes intermédiaires, il semblerait que ce conglomérat est principalement formé de cailloux provenant du groupe inférieur du grès de Semri, et il aurait été d’ailleurs affirmé par les mineurs du pays à M. Medlicott qu’on trouve quelquefois des diamants dans ces cailloux quand on les casse ; ce serait donc cette dernière couche (des grès de Semri) qui serait la matrice, sinon primitive, du moins la plus ancienne connue du diamant dans le groupe du nord, et on pourrait ramener cet horizon à celui des grès de Banaganjnlly qui lui est d’ailleurs comparable de tous points et qui constitue dans le groupe du sud le gisement le plus ancien connu du diamant ; il est probable que les deux appartiennent au système silurien inférieur.

Quant à l’ordre de succession des roches dans la région située entre le Mahanadi et le Godawari, il n’a pas encore été pleinement élucidé, mais le fait que les seules localités connues où se rencontre le diamant sont situées sur le bord de la formation permet de conclure, avec un assez grand degré de probabilité qu’il ne se trouve également là que dans les couches inférieures.

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