‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. Complément 2ème partieChapitre 51 sur 114 · ÉTUDE GÉOLOGIQUE SPÉCIALE DES MENES · texte numérisé non relu

ÉTUDE GÉOLOGIQUE SPÉCIALE DES MENES

Les gîtes diamantifères se divisent, ainsi qu’on l’a vu plus haut, en deux catégories bien distinctes, dont l’une comprend les River diggings, c’est-à-dire les mines de rivière ou d’alluvions, les premièi'es découvertes, qui se trouvent dans des terrains remaniés, tandis que l’autre comprend les Dry diggings ou mines sèches, formées par les matières éruptives en place : je commencerai par ces dernières, qui sont de beaucoup les plus intéressantes au point de vue géologique comme les plus importantes au point de vue des résultats quelles ont donnés.

A. — DRY DIGGINGS

D’après ce que je viens de dire, les gîtes diamantifères de l’Afrique australe sont donc constitués par des masses éruptives ayant fait trou à travers les formations sédimentaires ou volcaniques antérieures qui composent en ce point la croûte terrestre; les observations faites ou les travaux exécutés montrent qu’il faut les considérer comme des sortes de colonnes ou de cheminées verticales, à section généralement assez régulière, de forme circulaire, elliptique ou en rognon, à dimensions assez réduites variant entre 20 et 450 mètres de diamètre, mais se rapprochant plutôt de 200 à oOO, et formant ou ayant formé à la surface du sol de petites éminences de quelques mètres de hauteur qui leur ont presque partout fait donner le nom de kopje ou petite tête. On s’en ferait une idée assez juste en comparant la croûte terrestre en ce point à une tôle, ou mieux à une série de feuilles de tôle superposées, pour tenir compte des variétés de terrains qui la composent, et les cheminées diamantifères à autant de rivets qui les traversent.

Ces cheminées, malgré toutes les recherches faites jusqu’ici, n’ont été rencontrées que sur un espace relativement peu étendu si l’on songe à la grandeur des phénomènes géologiques de l’Afrique : elles sont toutes alignées sensiblement le long d’une droite de 200 kilomètres de long, orientée N. N. O., qui partirait de la Hart River (Griqualand West) pour aller aboutir à Fauresmith (République d’Orange), en passant par Kimberley où se trouve en quelque sorte le point de densité maximum et le centre des mines principales. Voici leurs noms, et on en trouvera les emplacements sur la carte ci-jointe (fig. 89), empruntée au mémoire de M. Moulle :

-1" Ncwland’s Kopje;

2“ Radloff’s Kopje ;

5° Olto’s Kopje;

4" Kampfer's Dam ;

5" Taylor’s Kopje;

6“ Doyl’s Kopje;

7" Sainte-Augustine mine ;

8" Kolesberg Kopje (Kimberley mine) ;

9“ De Beer’s mine ; i0“ Du Toit’s Pan mine;

•11“ Bultfontein mine ;

12“ Olifant’s Kopje; da“ ?

14“ Goffeefontein mine;

15“ Jagersfontein mine.

Quatre d’entre elles ont déjà été exploitées sur une grande échelle, savoir Kimberley, la plus importante de toutes, puis de Beer’s, Du Toit!s Pan et Bidlfonlein; viennent ensuite jagersfontein et Goffeefontein. Les autres ont été simplement prospectées, mais non exploitées d’une façon régulière à cause de la faible proportion de diamants qu’elles contiennent.

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