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Ces nombres cheminées

plus ou moins réduits en profondeur par suite du rétrécissement des

LE DIAMANT. 199

développé depuis quelques années, parce qu’il offre de grands avantages d’économie, de rapidité et de facilité de surveillance. C’est le procédé par passes et

Fig. 97.

iwimefs représenté par la fig. 98. Au lieu de charger les wagonnets directement à la main, si le bloc de minerai à abattre est sulfisamment important, on creuse

dans la masse un tunnel communiquant à son extrémité ouverte avec le niveau de la recette, et prolongé à l’autre par une cheminée verticale aboutissant au jour à un niveau supérieur. On abat peu à peu le minerai tout autour de cette cheminée de manière à le faire tomber au fond et à le recevoir dans des wagonnets qu’on charge à volonté à l’aide d’une boîte de réception et d’une trappe mobile.

D’une façon ou d’une autre, le minerai est donc chargé sur wagonnets, et amené à l’appareil d’extraction à un niveau supérieur, de façon à pouvoir s’y déverser automatiquement.

V exiraciionsè fait toujours par le même procédé qu’à l’origine, mais les appareils en usage aujourd’hui ressemblent peu aux sacs en peaux de bêtes glissant sur des fils de fer employés il y a une dizaine d’années : ils n’en sont cependant que la continuation et l’image fidèle, mais perfectionnée.

L’ancien fil de fer a été remplacé par quatre câbles ronds, en fil d’acier, de 5 à 5 centimètres de diamètre, fortement ancrés à un ensemble de poutres solidement enfoncées dans le sol ; ces câbles partent du fond de la mine et aboutissent au bord de l’excavation en passant sur deux chevalets {jumper et standard) destinés à les relever au-dessus du sol, soit pour qu’ils n’interrompent pas la circulation, soit pour que le minerai puisse être déversé automatiquement dans les boxes ou appareils de réception : la planche Xlll, empruntée au livre de MJI. Jacobs et Cbatrian, donne très bien l’idée de l’encombrement créé sur certains points de la périphérie de la mine par l’accumulation de ces appareils à l’ensemble desquels on donne le nom de gears.

Chaque paire de câbles constitue une voie aérienne sur laquelle roule un lub, ou récipient cylindrique en forte tôle, de 16 à 32 pieds cubes de capacité en général; ces tubs portés par un chariot muni de quatre roues à gorge, reçoivent le minerai déversé par les wagons au fond de la mine, et le vident en haut dans les boxes; ils sont associés deux par deux pour se faire mutuellement équilibre, l’un descendant quand l’autre monte, et halés par un câble, de diamètre variable suivant la grandeur des tubs, qui s’enroule sur un tambour mis en mouvement par la machine d’extraction; ce n’est pas une des moindres curiosités des Diamond fields que de se faire ainsi transporter soi-même et suspendre à une centaine de mètres de hauteur au-dessus du gouffre béant.

Toutes les machines d’extraction à système aérien sont situées au nord et au sud de la mine; les câbles, pour ne pas se gêner, sont tous parallèles entre eux et à la ligne nord-sud des daims.

On estime, d’près M. Moulle, qu’une machine d’extraction de 20 chevaux balant des tubs de 27 pieds cubes, peut â Kimberley, en cas d’exploitation très régulière, extraire par jour, d’une profondeur de 90 â 120 mètres, 700 loads de 16 pieds cubes; mais ce chiffre n’est généralement pas atteint et dépasse rarement 450 loads par jour.

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