‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. Complément 2ème partieChapitre 7 sur 114 · B. — FORMES CRISTALLINES · texte numérisé non relu

B. — FORMES CRISTALLINES

On connaît aujourd’hui un assez grand nombre de formes cristallines du diamant, et l’on en connaîtrait probablement bien davantage sans la courbure de ses faces et de ses arêtes qui rend parfois les observations fort difficiles. On a vu précédemment que les anciens, dont Pline s’est fait l’écho, paraissent lui avoir attribué la forme du cristal de roche : les auteurs du moyen âge, Âgricola, Encelius, Boétius de Boot, ont adopté plus tard les assertions de Pline; d’après G. Rose et Sadebeck, ce n’est qu’au commencement du dix-septième siècle que Kepler d’abord, puis Gassendi, mentionnent clairement la •forme octaédrique, qui est en effet l’une des plus communes; Jean de Laet ajoute à l’octaèdre, nommé naiffos par les Portugais, des cristaux plats de forme distincte munis d’une croûte extérieure (lasques) et des cristaux arrondis {reboludos et malaccenses)-, enfin R. Boyle dit qu’il [a dans sa collection un diamant qui paraît appartenir aux lasques de Jean de Laet et qui est fissile, sans décrire les formes ni donner le sens du clivage.

Dans le courant du dix-septième siècle, Stenon mentionne des cristaux de 24 faces, en même temps que d’autres de 9 et de 18 faces, ceux-ci cristallographiquement impossibles ou peu probables : il parle des stries et de la courbure.

Au dix-huitième siècle, la connaissance des formes du diamant fait peu de progrès ; c’est Gappeller qui en enrichit la liste en y ajoutant le dodécaèdre. Linné se contente de nommer l’octaèdre; Wallerius ajoute le cube.

Un progrès sensible se manifeste avec Romé de l'isle, qui cite l’octaèdre en combinaison avec le dodécaèdre, puis le trioctaèdre, l’hexoctaèdre courbe, le dodécaèdre et le diamant triangulaire.

Enfin, au dix-neuvième siècle, on observe les formes hémiédriques et hémitropiques du diamant, et l’on parvient à fixer quelques coefficients pour les troncatures.

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