VL — PRODUCTION. COMMERCE
Le peu d’ancienneté de la découverte des mines du Cap, relativement à celles de l’Inde et du Brésil, rend la connaissance de leur production un peu moins incertaine que celle des autres ; il s’en faut de beaucoup cependant qu’on ait à cet égard des renseignements positifs. Dans les débuts, rien n’a été fait pour tenir une statistique quelconque des diamants découverts, et il faut dire que la dissémination des mines de rivière d’abord, et, après la découverte des mines sèches, l’extrême division de la propriété n’auraient pas rendu ce travail facile.
Ce n’est que depuis le 1“ septembre 1882 qu’il est tenu un compte exact de la production par un comité spécial. Avant cette époque, les renseignements sont fort peu précis; le seul authentique que l’on ait est celui des envois faits par la poste, mais il est nécessairement fort incomplet. Voici, d’après Streeter, quelles auraient été les quantités envoyées par cette voie de 1876 à 1880.
776 livres, soit
en nombres ronds
1,707,000 carats
Depuis le l'^’’ septembre 1882, les résultats exacts sont publiés pour les quatre grandes mines par le département de la police du Criqualand West, et ces chiffres, sauf bien entendu en ce qui concerne les vols, sont absolument authentiques. Les voici pour l’intervalle du l'"' septembre 1882 au 1“ septembre 1885, séparé en deux périodes de 18 mois chacune.
LE DIAMANT