‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 10e cahierChapitre 75 sur 86 · MÉTHODE COLORIMÉTRIQUE DE M. OSMOND · texte numérisé non relu

MÉTHODE COLORIMÉTRIQUE DE M. OSMOND

Cette méthode, spécialement destinée aux matières premières et aux produits de la métallurgie du fer, est fondée sur la réaction suivante :

Quand, à une dissolution acide de chlorure manganeux, on ajoute du métaphosphate de sodium, il se produit un précipité blanc gélatineux soluble dans un excès de réactif; le liquide incolore, agité avec un peu de bioxyde de plomb, prend une coloration d’un rose violacé due à la formation de métaphosphate manganique.

L’intensité de cette coloration, mesurée sous l’unité d’épaisseur, est proportionnelle à la quantité de manganèse contenue dans l’unité de volume.

Dans les mêmes conditions, les sels de fer, les sels de métaux alcalins et terreux donnent une solution incolore. On peut donc éviter toute séparation dans la plupart des analyses usuelles.

On voit que cette méthode présente d’assez grandes analogies avec celle de Leclerc, qui, perfectionnée à Terrenoire, a été décrite par M. Deshayes (*) dans le bulletin de la Société, et qui transforme le manganèse, également par le bioxyde de plomb en acide permanganique.

Le métaphosphate manganique présente sur ce dernier l’avantage d’être plus stable et de pouvoir se filtrer au papier ; aussi le nouveau procédé me paraîtil être d’une applical ion moins délicate et se prêter plus facilement dans les laboratoires d’usines à la conduite de nombreuses analyses. Comme exemple, je prendrai le dosage du manganèse dans un acier.

Oh attaque 0*'’,250 de métal en copeaux par une petite quantité d’acide chlorhydrique, pour éliminer le carbone combiné et transformer en chlorures lé

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