‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 11e cahierChapitre 117 sur 233 · STANPROPYLE ET SES COMPOSÉS · texte numérisé non relu

STANPROPYLE ET SES COMPOSÉS

§ 186. — STANPROPYLE [Sn(C°H 7 )], OU STANDIPROPYLE [Sn* (C 8 H 7 ) 9 ] Il n'a pas été isolé.

§ 187. —OXYDE DE STANPROPYLE [Sn(C 6 H 7 )0]

L’iodure de stanpropyle est décomposé par une solution aqueuse de potasse ou d’ammoniaque ; il se sépare une substance blanche, amorphe, insoluble dans l’eau, l’alcool et l’éther, et qui se dissout facilement dans les acides en donnant des sels bien cristallisés.

§ 188. — CHLORURE DE STANPROPYLE [Sn(C 6 H 7 )Cl]

En dissolvant l’oxyde dans de l’acide chlorhydrique bouillant, on obtient une huile qui par le refroidissement se prend en une masse de magnifiques cristaux; ceux-ci fondent entre 80 et 81 degrés.

§ 189. — BROMURE DE STANPROPYLE [Sn(C 6 H 7 )Br]

Il se produit dans les mêmes conditions que le précédent, et avec de l’acide bromhydrique ; c’est un liquide qui présente avec l’iodure une très grande ressemblance.

§ 190. — IODURE DE STANPROPYLE [Sn(C fl H 7 )I]

Lorsqu’on chauffe entre 110 et 120 degrés dans des tubes scellés à la lampe, des feuilles minces d’étain avec de l’iodure de propyle, on voit se produire des cristaux rouges de biiodure d’étain et quelques lamelles blanches, mais la masse reste liquide; on la reprend par de l’éther, on fdtre, puis on chauffe au bainmarie pour chasser l’éther; le résidu liquide distillé, commence à bouillir à 265 degrés et passe presque tout entier entre 265 et 272 degrés. Ce produit rectifié constitue l’iodure de stanpropyle.

C’est un liquide incolore, très réfringent, qui bout entre 270 et 273 degrés; sa densité est 1 ,692 à 16 degrés ; il est soluble dans l’alcool et l’éther. La chaleur le décompose ; en effet, si l’on soumet à la distillation l’iodure incolore et transparent, il se trouble vers 250 degrés, et bientôt, sans qu’il se condense dans le récipient ajusté à la cornue une quantité appréciable de liquide, il se dépose de

A. DITTE. — L’ÉTAIN ET SES COMPOSÉS, l’iodure d’étain, en même temps qu’il se dégage un gaz combustible, mélange depropylène et d’iodure depropylène :

2 [Sn(C 6 H 7 )I] = 2SnI + C°H 6 + C 6 H 8 .

C’est une décomposition analogue à celle qui s’effectue avec les iodures de stannéthyle et de stanméthyle, mais elle porte sur une bien plus grande proportion du produit qu’avec ces derniers corps. Il en résulte que si l’on veut rectifier la matière obtenue dans l’action de l’étain sur l’iodure de propyle, pour obtenir à l’état de pureté l’iodure de stanpropyle, il faut opérer la distillation dans le vide, la température ne s’élevant pas alors assez pour que la décomposition puisse se produire.

§191. — FLDORÜRE DE STANPROPYLE [Sn(C G H 7 )Fl]

Il se dépose en lamelles cristallines d’une solution d’acide fluorhydrique saturée à chaud avec de l’oxyde de stanpropyle.

§ 192. — sels d’oxyde de stanpropyle

Sulfate. — L’acide sulfurique étendu et chaud, saturé d’oxyde de stanpropyle, laisse déposer par refroidissement un sel cristallisé. On l’obtient sous la forme de beaux prismes transparents, enle dissolvant dans l’alcool qui, surtoutà chaud, le dissout bien mieux que l’eau, et en abandonnant la solution alcoolique à une évaporation très lente.

Nitrate. — En opérant comme avec l’acide sulfurique, on obtient un sel qui cristallise difficilement.

Acétate. — L’acide acétique cristallisable, légèrement chauffé, se combine à l’oxyde de stanpropyle. Si l’acide, est en excès, il se sépare une huile pesante, mais quand on ajoute de l’eau, le liquide se trouble et bientôt il se dépose de fines aiguilles que l’alcool dissout. L’évaporation lente de la solution alcoolique donne de beaux prismes déliés.

Formiate. — L’acide formique se comporte absolument comme l’acide acétique.

«xaiate. — L’acide oxalique donne dans la dissolution des sels de slanpropvle un précipité d’un beau blanc, insoluble à froid comme à chaud dans l’eau, l’alcool et l’éther.

Turtrate. — L’acide tartrique donne, dans les mêmes conditions, des selstrès nettement cristallisés.

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