‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 11e cahierChapitre 128 sur 233 · RAFFINAGE DE I.’ÉTAIN · texte numérisé non relu

RAFFINAGE DE I.’ÉTAIN

Les lingots ou saumons d’étain que l’on coule avec le métal puisé dans les bassins de réceplion ne sont pas purs ; on les soumet à la liquation dans un four à réverbère semblable au précédent. La sole inclinée de 1/12 présente un rebord de O" 1 ,15, on y pose les saumons d’étain brut, et on chauffe modéré-| ment ; l’étain fondu coule peu à peu et se rend à la partie la plus basse de la sole, d’où il va dans des bassins de réception où on l’agite avec des bûches de bois vert; les crasses sont formées d’un alliage très ferrugineux, que l’on traite, comme on l’a dit (§ 264), avec les scories, dans un fourneau à manche.

L’étain raffiné est coulé en feuilles sur des tables de fonte ou de cuivre, et ces feuilles roulées constituent les balles d'étain du commerce ; on les soumet fréquemment à une liquation nouvelle, et les crasses qui en proviennent sont réunies à celles de la première opération.

On peut aussi purifier l’étain en faisant passer le métal fondu, et maintenu à une température voisine de son point de solidification, à travers une sorte de filtre constitué par des lames de fer-blanc disposées verticalement, et pressées les unes contre les autres. L’étain qui revêt le fer-blanc fond, le métal en fusion coule à travers les petits canaux capillaires qui proviennent de cette fusion superficielle et du fait que le contact des feuilles n’est pas parfait ; le filtre retient de l’étain cristallisé et toutes les impuretés qui accompagnaient ce métal (Gurter).

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