‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 11e cahierChapitre 143 sur 233 · ESSAI DE L’ANTIMOINE · texte numérisé non relu

ESSAI DE L’ANTIMOINE

L’antimoine peut contenir du soufre, de l’arsenic, du potassium, dn sodium, du plomb, du cuivre, du fer. On reconnaît qualitativement ces impuretés de la manière suivante :

Soufre. — Le métal pulvérisé est chauffé avec de l’acide chlorhydrique concentré. Le dégagement d’hydrogène sulfuré indique la présence du soufre.

Arsenic. — Le métal pulvérisé est fondu avec un quart de son poids de nitre ; on fait bouillir la masse résultante avec de l’eau et on sature d’hydrogène sulfuré la solution. Le sulfure d’antimoine se dépose; on fdtre rapidement et l’on reçoit la solution dans un flacon que l’on bouche ensuite. Le sulfure d’arsenic se précipite au bout de quelque temps.

Potassium et sodium. — L’antimoine finement pulvérisé est mis à bouillir avec de l’eau ; il se forme de la potasse et l’eau devient fortement alcaline.

Plomb. — L’alliage pulvérisé est évaporé à sec avec de l’acide azotique, puis traité par l’eau. L’azotate de plomb formé se dissout et l’on peut caractériser le plomb dans cette solution par l’acide sulfurique.

Cuivre. — Dans la solution d’où l’on vient de précipiter le plomb par l’acide sulfurique, on peut caractériser le cuivre par le cyanoferrure de potassium.

Fer. — Le métal est fondu avec 3 fois son poids de salpêtre; la masse lavée à l’eau bouillante laisse un résidu jaune d’oxyde de fer.

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