‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 11e cahierChapitre 28 sur 233 · H ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE · texte numérisé non relu

H ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE

On peut sans inconvénient aucun remplacer le courant d’oxygène par de l’air, pourvu qu’il soit parfaitement dépouillé de vapeur d’eau et d’acide carbonique.

Cette méthode d’analyse est tellement délicate, qu’elle a permis d’apprécier dans le® différents échantillons d’oxalate employés, des différences de composition qu’il eût été absolument impossible de constater au moyen des procédés ordinaires d’analyse.

Les dernières expériences de M. Péligot ont confirmé les résultats des premières, et l’ont conduit à prendre le nombre 60 comme équivalent, ou 120 comme poids atomique, de l’uranium.

M. Mendeléef, s’appuyant sur les relations remarquables qu’il a découvertes entre les poids atomiques des corps simples et leurs propriétés, a proposé de prendre comme poids atomique de l’uranium le nombre 240; ce savant pense que, si l’on considère l’ensemble des propriétés de ce métal, il se rapproche davantage d’un groupe qui comprendrait le chrome, le molybdène et le tungstène, que du fer. D’après lui, la densité élevée de l’uranium, la difficulté de réduire ses oxydes, l'existence d’un chlorure volatil (UC1), l’écartent du fer. En doublant son poids atomique, le sesquioxyde d’uranium prend la formule UO 3 (U=240, O = 16) qui le rapproche des acides molybdiqueMoO 3 , et tungstique WO 3 ; le chlorure découvert par Roscoë deviendrait UCI 5 (U=240,Cl = 35,5) analogue aux pentachloruresMCPjWCl 5 . Enfin, dans la classification du chimiste russe, toutes les places entre l’argent (Ag= 108) et l’iode (1=127), étant occupées, il est difficile d’y introduire l’uranium ; les densités de vapeur 13,33 du protochlorure (théorique 13,21 en prenant U= 240, ce qui lui donne la formule UCI*), et 49,40 du protobromure (théorique 19,36 pour UBr 4 ) semblent aussi venir à l’appui de cette opinion.

Il est à remarquer d’autre part que les acides molybdique et tungstique ne donnent en se combinant aux acides aucun composé comparable aux sels d’uranyle ; en admettant le poids atomique 240, certains oxydes, le protoxyde, l’oxyde vert, prennent des formules UO 2 et U 3 0 8 que l’on ne rencontre pas ordinairement ; enfin d’une façon générale, les propriétés de l’uranium le rapprochent davantage du chrome que du molybdène, et du tungstène.

Nous admettrons jusqu’à nouvel ordre le nombre 60 comme équivalent de l’uranium, c’est-à-dire 120comme poids atomique; le tableau suivant indique, selon qu’on adopte l’un ou l’autre de ces différents nombres, les formules que prennent les principaux composés de ce métal.

Sous-chlorure. U«C1 3 Ü*CI 3 UC ! 3

Protochlorure. UCI UCI 2 UCI*

Chlorure d’uranyle. (U 2 0 s )Cl (II*0*)C1* U() 3 C1*

Pentachlorure. U‘CP U 8 *'-! 3 UCI 5

Sous-oxyde. U*0 3 l*0 3 U 3 0 3

Protoxyde. UO UO UO 2

Sesquioxyde. U*0» U 2 0 3 UO 3

Oxyde vert. U 3 0« U 3 0* U 3 0 8

Oxyde noir.

Sulfate uraneux.

S0 3 IJ0 = SOMJ

Sulfate d’uranvle.

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