ÉQUIVALENT DE L’ÉTAIN
L’équivalent de l’étain a été déterminé d’abord par Berzélius, en oxydant un poids connu de ce métal avec de l’acide azotique, et pesant le bioxyde d’étain f obtenu; il a été trouvé égal à 58,8. M. Dumas a repris celle détermination en oxydant par l’acide nitrique de l’étain pur provenant du bichlorure : il opérait dans des ballons à long col, en verre dur, et chauffait au rouge pendant des heures entières, dans le ballon même, l’acide stannique qui restait après évaporation de l’acide nitrique. En faisant la tare du ballon vide d’air, et pesant dans le vide l’étain et l’acide stannique, ce savant a retrouvé le nombre 58,8 de Berzélius; mais en chauffant plus fortement dans un creuset de platine l’acide
stannique des opérations précédentes, M. Dumas a constaté qu’il perd quelques traces d’eau, restées pendant la calcination dans le ballon. Il a obtenu alors 59,06 et 59,03, ce qui l’a conduit à adopter le nombre 59 pour équivalent de l’étain.