‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 12e cahierChapitre 104 sur 258 · SULFATE NEUTRE HYDRATÉ · texte numérisé non relu

SULFATE NEUTRE HYDRATÉ

Éq .. Co*0 s C1.2 S0 3 .5AzH 3 + 4110.

At... Co ! Cl s (S0*)*.10 AzH 3 -f 4 Aq.

On n’emploie que la moitié de l’acide sulfurique employé dans le cas précédent, en procédant du reste de la même façon. On obtient un mélange de cristaux pourpres du sel hydraté et de cristaux noirs du sel anhydre. Exposés à l’ a i r sec, les premiers prennent une teinte lilas en s’effleurissant, tandis que les seconds ne changent pas d’aspect ; on peut alors les séparer mécaniquement.

COBALT

Les cristaux qui se déposent ensuite par le refroidissement complet sont uniquement formés du sel hydraté ; ils appartiennent au système rhomboïdal, sont d’un rouge pourpre, brillants et s’effleurissent à l’air sec ou lorsqu’on les traite par l’eau chaude.

Ce sel se dissout dans 133 parties d’eau à 17°,3; il est assez soluble à chaud, mais il se décompose en partie en laissant déposer de l’hydrate de cobalt. Sa solution est neutre et précipite par l’oxalate d’ammoniaque.

Le sel anhydre forme des cristaux octaédriques noirs ou d’un brun pourpre foncé. Il se dissout plus lentement dans l’eau, mais dans la même proportion que le sel hydraté (Jôrgensen).

AZOTATE CHLOROPURPÜRÉOCOBALTIQUE.

Éq... Co*0*C1.2Az0 5 .5AzH».

At... Co*Cl‘(AzO 3 )‘.10AzH J .

Il se précipite sous forme d’octaèdres microscopiques d’un beau rouge violet, quand on ajoute un excès d’acide azotique à la solution du sulfate acide. Il est assez soluble dans l’eau bouillante, il se dissout dans 82 fois son poids d’eau froide.

Une ébullition prolongée le transforme en sel roséocobaltique (Jôrgensen).

BROMURE CHLOROPURPÜRÉOCOBALTIQUE.

Éq... Co*ClBr*.5AzH s .

At... Co*Cl*BrMOAzH».

On l’obtient en précipitant les sels précédents, sulfate ou azotate par le bromure de sodium. Il faut avoir soin de maintenir les solutions froides ou à une température inférieure à 50 ou 60 degrés, sans quoi il y a production de sels roséocobal tiques.

Cette préparation se fait plus commodément en versant une solution sulfurique du chlorure étendue et chaude, dans une dissolution d’acide bromhydrique, et en lavant le précipité à l’alcool.

Ce sel ressemble beaucoup au chlorure purpuréocobaltique; il forme des cristaux octaédriques un peu plus violacés. Il est plus soluble dans l’eau et exige 214 parties d’eau à 14 degrés pour se dissoudre (Jôrgensen).

IODURE CHLOROPURPÜRÉOCOBALTIQUE.

Éq... Co*ClI*.5Azll 3 .

At... Co*Cl*I‘.lUAzH\

Même préparation que le précédent. Il forme des cristaux octaédriques microscopiques, plus foncés que le chlorure. 11 est beaucoup plus soluble que le

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chlorure et le bromure (il se dissout dans 54.4 parties d’eau à 45 degrés). On obtient un periodure en longues aiguilles brunes, à éclat métallique, quand on ajoute une solution d’iode dans l’acide iodhydrique à une solution du carbonate chloropurpuréocobaltique.

CHLOROMEUCURATE PURPÜRÉOCOBALTIQUE.

Co*Cl 3 .3(Hg , Cl').5 AzH*.

Ce sel a déjà été signalé parClaudet, Carstanjen et Gibbs. Ce dernier a fait connaître aussi un sel renfermant 2 Hg 2 Cl 2 qui serait le sel normal. Jorgensen a traité le chlorure purpuréocobaltique par le chloromercurate de sodium Na’HgCl 3 , dans l’intention d’obtenir ce dernier sel, mais il n’a obtenu que le sel précédent.

BROMOMERCURATE PURPURÉOCOBALTIQUE.

En traitant par le bromomercurate de sodium une solution tiède de l’azotate, on obtient, plus ou moins rapidement, suivant le degré de concentration de longues aiguilles, violettes, anhydres, rectangulaires. La composition de ce sel peut être représentée par la formule complexe :

Cl*[Co*.lOAzH 3 ] j j [Co*.10AzH 3 ]Cl*.

(Notation atomique) (Jorgensen.)

Dithionate, Co*C12 (S*0 6 ),5 AzH 3 . — Aiguilles pointues ou longs prismes rectangulaires, violets, anhydres, obtenus par double décomposition. Contrairement à ce qui a lieu pour les hyposulfates en général, ce sel est très Dei soluble. F

Hyposulfite, Co s C12(S s 0 3 ),5AzH 3 . — Cristaux orthorhombiques possédant les faces m et e l , d’un rouge bleuâtre, anhydres, à peu près insolubles dans l’eau froide, obtenus par double décomposition.

Chromale neutre, Co , C12(CrO*),5AzH 3 . — Poudre couleur chair, confusément cristalline, qui se précipite même dans des solutions très étendues.

Bichromate, Co 3 C12 (Cr s O*),5 AzH 3 . — Lamelles longues et étroites d’un jaune rougeâtre, plus solubles que le sel précédent. Par un contact prolongé avec leurs eaux mères, ces cristaux éprouvent une transformation dimorphique; ils se transforment en prismes courts, d’un rouge grenat, d’apparence orthorhombique, terminés par des pyramides.

COBALT

IODOMERCURATE CHLOROPURPURÉOCOBALTIQUE.

Éq... Co s CIÎ(Hgl 3 )«.5AzH*.

At... Co*CI*(Hgl 3 )*.10AzH 3 .

Aiguilles d’un jaune brun se déposant d’une solution tiède de l’azotate additionnée d’iodomercurate de potassium.

Iodomercurate, Co’jCfê (Hgl’),5 AzH 3 . — Se forme d’ordinaire en même temps que le sel précédent et surtout quand on a ajouté préalablement de l’iodure de potassium en excès à la solution de l’azotate. Il se dépose après un certain temps en grandes lames irrégulières, brunes et brillantes. Il est peu soluble dans l’eau.

Bromoplatinate, Co*C12(PtBr 3 ),5AzH 3 . — Précipité jaune brun formé de tables rectangulaires microscopiques, très peu solubles dans l’eau. Il correspond au chloroplatinate déjà décrit par Gibbs et Geuth.

Fluosilicate, Co*Cl2(SiFl 3 ),5AzH 3 . — On l’obtient, ainsi que Gibbs l’a déjà indiqué, en versant une solution chaude de chlorure purpuréocobaltique, ou d’un autre sel chloropurpuréocobaltique, dans un excès d’acide fluosilicique. Il forme des lamelles rhomboïdales, d’un angle de 106 degrés. Ces lamelles sont d’un violet rouge, à éclat adamantin, et dichroïques (Jôrgensen).

CARBONATE CHLOROPURPURÉOCOBALTIQUE.

Pour l’obtenir, on traite le chlorure purpuréocobaltique, en excès, avec du carbonate d’argent humide et de l’eau, et on filtre aussitôt après avoir broyé le mélange. La solution rouge-cerise obtenue de la sorte présente tous les caractères des sels chloropurpuréocobaltiques, néanmoins elle est très altérable et acquiert, au bout d’un certain temps, les caractères des sels roséocolbatiques. Si l’on y ajoute, aussitôt après sa préparation, de l’alcool, jusqu’à ce qu’il se produise un trouble, elle laisse déposer lentement de longues lames brillantes, violettes, qui constituent le chlorocarbonate, renfermant 9 équivalents d’eau, qui s’effleurissent à l’air. En dissolvant dans l’eau le sel effleuri et en ajoutant de l’alcool, on obtient un précipité cristallin violet foncé ne renfermant que 1 équivalent d’eau.

Le précipité produit par l’alcool dans la solution aqueuse du carbonate disparaît lorsqu’on y fait passer un courant d’acide carbonique, il parait donc exister un carbonate acide plus soluble que le sel neutre.

Le carbonate chlororosêocobaltique se forme toujours, quand le contact avec le carbonate d’argent est prolongé.

OXALATE CHLOROPURPURÉOCOBALTIQUE.

Éq... Co s Cl2(C‘0 8 ).5AzH 3 .

At... Co 3 Cl*(C*0‘).10AzH 3 .

Ce sel cristallise en prismes rectangulaires, groupés en faisceaux. Il a été obtenu par Gibbs et Genth qui avait méconnu la présence du chlore.

TARTRATE ACIDE CHLOROPURPURÊOCOBALTIQUE.

Éq... Co*C12(C*H 10 0 1 *).5AzH 3 + 5HO.

At... Co , Cl , (C*H 10 0 8 )*. 10 AzH 3 + 5Aq.

On le prépare au moyen du carbonate et de l’acide tartrique, ou au moyen du chlore et du tartrate d’argent. La solution additionnée d’alcool abandonne le tartrate acide en longues aiguilles brillantes, rouge violet, assez solubles dans l’eau. Les cristaux perdent leurs 5 équivalents d’eau à 100 degrés.

PYROPHOSPHATES.

Sel acide, Co i C12(P0 5 2HO),5AzH 3 . —S’obtient en ajoutant de l’acide pyrophosphorique à la solution de l’azotate. Par addition d’alcool à la solution aqueuse, le sel cristallise lentement en aiguilles violettes brillantes, souvent groupées en feuilles de fougère.

Sel normal , Co^lO^POJ.SAzIF + xHO. — Aiguilles déliées, solubles dans l’eau, obtenues en employant le pyrophosphate de sodium.

PHOSPHOMOLYBDATES CHLOROPURPDRÉOCOBALTIQUES.

Sel acide, Co 2 Cl,5AzH 3 (5Mo0 3 ,P0 3 H , ). — Précipité cristallin à peu près insoluble dans l’eau, se formant par addition d’une solution d’acide molybdiqa e dans l’acide phosphorique à une solution de chlorure purpuréocobaltique.

Sel double ammoniacal, Co 4 Cl,5Azfi 3 ,5 Mo0 3 ,P0 8 AzH*. — Il s’obtient au moyen d’une solution de diphosphopentamolybdate d’ammoniaque.

Manganifluorure chloropurpuréocobaltique. — Le mélange des solutions de fluorure manganique et de chlorure purpuréocobaltique forme un dépôt cristallin. Ce dépôt, lavé à l’acide fluorhydrique faible et séché à l’abri de l’air et de la lumière, constitue des lamelles rectangulaires qui se détruisent sous l’influence de l’acide chlorhydrique en régénérant le chlorure purpuréocobaltique. La composition de ce sel n'a pu être établie avec certitude (Christensen).

COBALT

BROMHYDRATE DE ROSÉOCOBALTIÀQUE OU BROMURE PURPURÉOCOBALTIQUE.

Éq... AzH 3 .

AI... Co*Br 6 .10 AzH 3 .

On fait une dissolution de carbonate de cobalt dans un excès de HBr, on sature par AzH 3 la solution filtrée, et on la soumet à l’action d’un courant d’air, jusqu’à ce que le précipité cristallin produit se soit redissous. On filtre alors, on sursature la solution par HBr et on chauffe au bain-marie. La majeure partie du bromure purpuréocobaltique se dépose alors. L’eau mère filtrée laisse ensuite déposer par le refroidissement du bromure luléocobaltique.

Poudre cristalline d’un violet bleu formée d’octaèdres microscopiques, cristallisant dans l’eau bouillante, additionnée de HBr, en octaèdres plus volumineux, presque noirs, dont la densité est 2,483.

Il est beaucoup moins soluble que le chlorure chloré et exige 530 parties d’eau froide pour se dissoudre. Les bromures alcalins et l’acide bromhydrique libre le rendent insoluble.

L’acide nitrique détermine la précipitation d’un bromonitrate cristallin, et l’acide chlorhydrique étendu de 2 volumes d’eau, celle d’un bromochlorure également cristallin. Dans les deux cas, la précipitation est complète.

Avec l’iodure de potassium en solution concentrée, il se précipite du bromoiodure généralement en petits cristaux prismatiques.

L’oxyde d’argent convertit immédiatement ce sel en hydrate roséocobaltique (Jôrgensen).

La précipitation de ce composé ainsi que celle de l’iodure correspondant, au moyen du carbonate de cobalt, avait déjà été indiquée par Claudet, qui avait également reconnu l’isomorphisme de ces composés avec le chlorure.

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