DÉRIVÉS DU BROMURE PURPURÉOCOBALTIQUE
Chlorure bromopurpuréocobaltique, Co 3 Br,Cl*(5AzH 3 ). —C’est un précipité formé d’octaèdres microscopiques, il est plus soluble dans l’eau pure que le bromure bromé, mais il est insoluble dans HCl étendu.
Le chloromercurate Co’BrCHgWjSSAzH 3 se présente en aiguilles violettes, anhydres, se déposant quand on verse une solution tiède de bromonitrate dans du chloromercurate de sodium.
Le bromomercurate est cristallisé en longues aiguilles lilas.
Le chloroplatinate, Co*Br(PtCl 3 )*,5AzH 3 , précipité rouge cristallin, un peu soluble dans l’eau froide.
Le fluosilicate se précipite en petites tables rhombiques d’un violet foncé, très peu solubles dans l’eau.
Azotate bromopurpuréocobaltique. — On dissout à la température de 40 degrés dans l’eau additionnée de quelques gouttes d’acide sulfurique du bromure purpuréocobaltique et on laisse tomber dans la solution de l’acide azotique étendu de son volume d’eau. L’azotate se dépose par refroidissement sous la forme d’une poudre cristalline violette. Il est un peu soluble dans l’eau froide, insoluble en présence de l’acide azotique.
Sulfates bromopurpuréocobaltiques. — Ils sont assez difficiles à obtenir. Il existe un sulfate acide précipité aciculaire violet, un sulfate neutre anhydre, bleu violet, confusément cristallin, et un sel hydraté avec 6 HO, formant des cristaux volumineux violets très efflorescents.
Iodure bromopurpuréocobaltique. — Quand on ajoute de l’iodure de potassium ioduré à la solution du sulfate acide, il se produit un précipité noir cristallin, brillant, formé de tables rectangulaires microscopiques, vert-olive par transparence et bleu indigo par réflexion. C’est un polyiodure renfermant 42 pour 100 d’iode.
L’hyposulfate, préparé à chaud par double décomposition, se dépose par le refroidissement en beaux prismes violets, anhydres, à peu près insolubles dans l’eau.
Le chromate neutre est une poudre microcristalline brune, insoluble dans l’eau.
L ’oxalate se dépose en longues aiguilles violettes anhydres.
HYPOSl'LFATE PURPURÉOCOBALTIQUE.
Éq... Co , 0 3 .2S’0 5 .5AzH 3 .
At... Co J (S*0 6 ) 3 .10AzH 3 .
Une solution concentrée d’hyposulfate de protoxyde de cobalt, additionnée d’ammoniaque et chauffée, donne, outre un précipité vert, un liquide rouge dans lequel il se forme par refroidissement des cristaux rouges. Quand on évapore cette solution, elle se trouble en laissant déposer de l’hydrate de sesquioxyde de cobalt; elle contient finalement de l’hyposulfate d’ammoniaque.
Les cristaux d’hyposulfate roséocobaltique sont des prismes rectangulaires rouges, qui deviennent bruns et mats. L’eau les décompose en précipitant des flocons verts formés de cobalt et d’hyposulfate et en retenant dans la dissolution rouge pâle, un peu de cobalt libre et de l’hyposulfate d’ammoniaqu e L’acide chlorhydrique les dissout à froid en donnant un dégagement de chlore'
Rammelsberg, qui a préparé ce composé, le considère comme un hyposulfatè basique de cobalt.
COBALT
SULFATE PURPURÉOCOBALTIQUE ACIDE.
Co*0 3 .4S0 3 .5AzH 3 + 5 HO.
1° On ajoute de l’acide sulfurique concentré à du chlorure purpuréocobaltique de manière à former une pâle épaisse. La masse prend une belle couleur pourpre et se gonfle considérablement. Quand l’acide chlorhydrique s’est dégage, on l’étend de deux fois son volume d’eau. Au bout de quelques heures, il se sépare de belles aiguilles rouge violet, ordinairement exemptes de chlore, que l’on lave rapidement avec une petite quantité d’eau froide et que l’on sèche entre des doubles de papier.
Les eaux mères par ébullition avec l’acide chlorhydrique régénèrent le chlorure purpuréocobaltique (Gibbs et Genth).
2° On traite le sulfate roséocobaltique par l’acide sulfurique concentré, de telle sorte que la masse prenne au bain-marie une consistance huileuse, on fait digérer pendant deux heures, on laisse refroidir, on étend d’un égal volume d’eau et on abandonne à la cristallisation.
Le sel ainsi obtenu est difficile à purifier. Si on le fait cristalliser dans une petite quantité d’eau chaude, ou si l’on neutralise par l’ammoniaque la solution acide, on obtient ordinairement le sulfate roséocobaltique.
3° On ajoute par petites portions 72 grammes d’acide sulfurique concentré à 20 grammes de chlorure purpuréocobaltique. Il se forme ainsi du sulfate chloropurpuréocobaltique. Ce sel est chauffé au bain-marie pendant quatre heures environ; quand il ne dégage plus d’acide chlorhydrique, on reprend par l’eau, et on évapore de nouveau au bain-marie, puis on abandonne pendant quelques jours à la cristallisation le résidu additionné de deux volumes d’eau. On lave les cristaux à l’alcool à 95 degrés et on sèche à l’air (Jôrgensen).
Ce sel est cristallisé en lamelles rectangulaires brillantes d’un rouge violet, avec fluorescence chamois, ou en prismes rhombiques. Sur ces prismes, on observe les faces m, g 1 , h 3 , e* et la pyramide b 1 b 1 / 3 h lJt .
Angles : mm = 10G degrés; »iÿ , = '127 degrés (126° 50' à 427® 10'); e*e*= 122° 42'; angle de la pyramide b 1 b ll3 h llî = 67° 54' (Dana).
Ce sel est soluble dans 25 parties d’eau froide et possède un goût acide prononcé. D’après Jôrgensen, il contiendrait 4 équivalents d’eau de cristallisation, et 1 équivalent d’eau de constitution. A la température de 100 degrés, il perd 3 équivalents d’eau, et un quatrième à HO degrés.
Il fait effervescence avec les carbonates. Chauffé au bain-marie avec de l’acide chlorhydrique, il se transforme en chlorure purpuréocobaltique ; avec l’ammoniaque, il donne un sulfate roséocobaltique basique. Les acides nitrique, chlorhydrique et bromhydrique dilués ne donnent aucune réaction.
Un excès d’acide détermine la précipitation du nitrale, chlorure ou bromure.
L iodure de potassium précipite de longues aiguilles orangées ; le chlorure de platine, des aiguilles groupées en feuille de fougère; le chlorure d’or préci-
pite des prismes rouge-cinabre; le chloromercurate de sodium, des lamelles rectangulaires rouge-cinabre ; le ferrocyanure de potassium, un précipité de lamelles dichroïques jaunes et violettes ; le dichromate de potassium,un précipité d’aiguilles rouge foncé. Tous ces précipités ne se produisent qu’au bout de vingt-quatre heures (Jôrgensen).
Le pyrophosphate de soude, le cobalticyanure de potassium, l’oxalate d’ammoniaque, l’acide hydrofluosilicique ne donnent pas de précipités. Le nitrate de baryte donne naissance à du sulfate qui reste partiellement dissous et se sépare par évaporation ; il donne en outre un liquide rouge dont l’évaporation laisse du nitrate roséocobaltique. Les produits de décomposition sont du reste les mêmes que ceux des autres sels purpuréocobaltiques.
SULFATE NEUTRE PURPURÉOCOBALTIQUE.
Éq... Co’0 3 .3S0 3 .5AzH 3 + HO.
At... Co‘(SO*) 3 .tOAzIl 3 + Aq.
On dissout 5 grammes de sulfate acide dans 200 grammes d’eau, puis on ajoute 400 centimètres cubes d’alcool à 95 pour 100 en agitant. Le nouveau sel se précipite bientôt en aiguilles d’un rouge violacé, dichroïques comme le sel acide (Jôrgensen).