SELS FLAV0C0BALTIQUES
OU SELS DINITROSOPURPURÉOCOBALTIQUES.
On les prépare en décomposant le chlorure purpuréocobaltique par les sels d’argent. Ils sont cristallins, rouge orangé foncé, facilement solubles dans l’eau chaude. Ils donnent des précipités floconneux jaunes avec les ferro, ferri et cobalticyanure de potassium.
Il en est de même avec les nitrates de platine, de cobalt, de nickel et de cadmium, qui ne précipitent pas du reste le nitrate xanthocobaltique.
CHLORURE FLAVOCOBALTIQUE.
Éq... Co*0*.2Az0 3 .CI.5AzlP.
At... CoVAzO’/Cl*. 10AzH 3 .
On traite une dissolution chaude de chlorhydrate de roséocoballiaque par une dissolution de nitrite de soude additionnée de quelques gouttes d’acide acétique.
Il se forme par refroidissement des cristaux orange foncé, facilement solubles dans l’eau chaude. En contact avec une solution acide de nitrate d’argent, il s se transforment en nitrate de xanthocobaltiaque :
Co*0*.2 Az0 3 .C1.5AzH 3 + 2AgOAzO 5 = Co*0 3 .Az0 3 .2 Az0 5 .5AzH 3 + AgCl + AgOAzO 3 .
L’oxalale d’ammoniaque les décompose en oxalate de xanthocobaltiaque et en nitrite d’ammoniaque, le ferricyanure de potassium en ferricyanure de xanthocobaltiaque et en nitrite d’ammoniaque.
Ils forment également de beaux sels doubles cristallins avec les chlorures d’or de platine, d’étain, de mercure et d’autres métaux, des précipités floconneux avec les métallocyanures de potassium, les nitrates de platine, de cobalt, de nickel et de cadmium (Gibbs).
Krok en répétant la préparation de ce sel a obtenu un liquide rougeâtre, et des cristaux assez volumineux, mais aux angles arrondis. La dissolution sous l’influence du chlorure de platine donne un précipité cristallin jaunâtre; il en est de même avec le chromate neutre et le bichromate de potasse; elle est troublée par le ferro et le ferricyanure de potassium; le chlorure mercuriq Ue le phosphate de soude bibasique et l’oxalate d’ammoniaque ne donnent pas de précipité.
Il leur assigne la formule :
Co 3 O 3 5(AzO 3 )Cl.l0 AzH 3 .3HO.
Gibbs en faisant réagir le nitrite de soude sur le sulfate acide de purpuréocoballiaque en présence de l’acide chlorhydrique a obtenu des octaèdres rougegrenat, facilement solubles dans l’eau, qu’on ne peut faire cristalliser sans les décomposer. Il en donne la formule suivante :
Co*0 3 3 (AzO 3 ) .Cl 3 t 0 AzH 3 . Co 2 0 6 .6 (AzO 3 ).
SULFATE FLAVOCOBALTIQUE.
Éq... Co s 0 3 .(S0 3 ).2(Az0 3 ).5AzH 3 .
At... Co 3 (AzO 2 )*.SOU0Azll 3 .
Cristaux orangé foncé, facilement solubles dans l’eau chaude (Gibbs).
NITRATE FLAVOCOBALTIQUE.
Éq... Co 3 0 3 ,2(Az0 3 )(Az0 5 ).5AzH 3 .
At... Co 8 (Az0 3 )‘(Az0 3 ) 3 .10AzH 3 .
Cristaux orangés facilement solubles dans l’eau chaude et possédant des réactions analogues à celles du chlorure (Gibbs).
SELS ROSÉOCOBALTIQUES.
Ces sels sont les hydrates des sels purpuréocobaltiques, ils répondent à la formule générale:
Co 3 (X) 3 (HO) 3 .5AzH 3 + n IIO.
Ils se forment :
1° Par l’oxydation à l’air des solutions de cobalt ammoniacales. Ils sont précipités par les acides;
2° Par la précipitation au moyen de l’acide chlorhydrique des sels purpuréocobaltiques maintenus à zéro (Jôrgensen) ;
3° Par double décomposition : le chlorure traité par le nitrate d’argent donne le nitrate, le sulfate traité par le nitrate de baryte ou le chlorure de baryum donne le nitrate ou le chlorure (Fremv).
Ils sont cristallisés et remarquables par leur belle couleur, qui est en général rouge ou rose. Ils sont à peine solubles dans l'eau froide, ils se décomposent dans l’eau bouillante en donnant le sel purpuréocobaltique correspon-
E.VCYCLOP. chim. 8
m encyclopédie chimique.
dant Quand l’ébullition est prolongée, ils se décomposent en dégageant de îammoniaque, et en donnant un précipité de sesquioxyde de cobalt (Fremy).
Ils sont dichroïques. .
Ils donnent comme les sels purpuréocobaltiques, des dérivés de subst.tution où 1 équivalent de chlore, brome, iode, etc., joue un rôle basique.
HYDRATE ROSÉOCOBALTIQUE.
Éq... CoWHO^AzII 3 ?
At... Co a 0 6 Il*.10Azll 3 .
On le prépare en décomposant l’oxalate roséocobaltique par la chaux vive et l’eau (Braun). La solution est d’un rouge-cerise tirant sur le violet, elle est très alcaline et absorbe l’acide carbonique de l’air. Elle se décompose quand on essaye delà concentrer, ou même spontanément en laissant déposer de l’hydrate de sesquioxyde de cobalt (Fermy).
En la saturant par l’acide chlorhydrique, on obtient le chlorure purpuréoco-
baltique (Schiff). .
Claudel a préparé ce même compose en traitant le chlorure roséocobaltique par l’oxyde d’argent, et M. Fremy en traitant le sulfate par l’eau de baryte.