‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 12e cahierChapitre 108 sur 258 · CHLORURE ROSÉOCOBALTIQUE OU CHLORHYDRATE DE ROSÉOCOBALTIAQUE HYDRATÉ · texte numérisé non relu

CHLORURE ROSÉOCOBALTIQUE OU CHLORHYDRATE DE ROSÉOCOBALTIAQUE HYDRATÉ

(Gibbs et Genlh).

Éq... Co*Cl».2H0.5A*lI 3 .

At... Co 3 Cl 6 .(H i! O)U0AzH 3 .

Ce sel a été préparé d’abord par Gibbs et Genth.

On peut l’obtenir de différentes manières :

1» On précipite par l’acide chlorhydrique, en évitant toute élévation d e température, une solution de chlorure de cobalt ammoniacale, déjà oxydée au moyen de l’air ou de l’oxygène. On lave à l’eau glacée, on presse et on sèche à la plus basse température possible. Dans cette réaction, il se sépare du sesqui„ oxyde de cobalt et le sel reste en dissolution dans le liquide, qui passe du brun

aU n°se forme aussi du chlorure purpuréocoballique anhydre (Gibbs et Genth).

< 2 ? On peut aussi précipiter une solution de sulfate ou de nitrate de protoxyde de cobalt ammoniacale oxydée, mais ce procédé ne donne pas le sel pur.

3“ On dissout 5 grammes de chlorure de cobalt dans l’eau et l’on étend la solution à 90 centimètres cubes, on ajoute sans retard 127",5 d’ammoniaqu e concentré et 2 gr ,5 de permanganate de potasse en dissolution dans 100 centimètres cubes d’eau; on abandonne pendant vingt-quatre heures à l’air, on sépare par filtration l’oxyde de manganèse, on neutralise ensuite par l’acide chlorhy-

COBALT

drique ordinaire étendu de 2 volumes d’eau, puis on précipite par un mélange de 3 volumes d’acide chlorhydrique avec 1 volume d’aléool ; on lave avec cette dernière liqueur, puis avec de l’alcool et on sèche à l’air (Mills).

4° On sature en maintenant toujours à basse température du chlorhydrate de roséocoballiaque pur au moyen de l’acide chlorhydrique (Geuther).

F. Rose a modifié ce procédé de la manière suivante : à de l’eau bouillante, il ajoute un égal volume d’une dissolution d’ammoniaque à 10 pour 100, il agite avec du chlorhydrate de roséocoballiaque finement pulvérisé et il filtre. Quand le liquide est refroidi, il y verse goutte à goutte un égal volume d’acide chlorhydrique fumant, sépare le précipité par filtration après deux ou trois heures et le lave à l’acide chlorhydrique fumant, puis à l’alcool. Il obtient ainsi un sel complètement exempt de chlorhydrate de lutéocobaltiaque.

5° On fait passer un courant de chlore dans une solution d’iodosulfate de roséoeobaltiaque et on ajoute un grand excès d’acide chlorhydrique (Krok).

6° On le prépare en précipitant, au moyen de l’acide chlorhydrique, une solution du chlorure purpuréocobaltique maintenue à zéro. On le lave rapidement à l’acide chlorhydrique et à l’alcool (Jôrgensen).

Propriétés. — C’est une poudre rouge-brique offrant au microscope de vagues indices de cristallisation. On peut la purifier, mais avec difficulté, par des lavages à l’eau glacée. Elle est dichroïque et se dissout dans l’eau froide et dans l’eau chaude avec une coloration rouge foncé; elle se colore en lilas ou en pourpre avant de se dissoudre. La solution chaude abandonne pendant le refroidissement de petits cristaux brillants de chlorhydrate de roséocoballiaque. Cette transformation a lieu bien plus rapidement quand on fait bouillir avec un peu d’acide chlorhydrique; le liquide passe du rouge foncé au violet et laisse déposer une quantité considérable du sel précédent. La transformation est plus lente quand la matière primitive est sèche ; toutefois, elle est encore accélérée par la chaleur. La solution neutre se décompose spontanément à l’ébullition en ammoniaque et une poudre noire (Gibbs et Genth). 1 partie de ce sel exige 4,8 d’eau pour se dissoudre à la température de 10°,1 (F. Rose).

Il se dissout aussi dans l’acide chlorhydrique qui sert au lavage, cet acide peut en contenir environ 1 gramme par litre; dans l’acide à 20 pour 100, la dissolution est encore notable.

Le chlorhydrate d’ammoniaque détermine aussi la formation du chlorhydrate de roséocoballiaque, mais seulement sous l’influence d’une ébullition prolongée; si l’on filtre après cette opération et si l’on ajoute à la liqueur de l’acide chlorhydrique fumant, le chlorhydrate hydraté régénéré se précipite.

Ce sel séché dans le vide sur l’acide sulfurique contient 6,58 pour 100 d’eau (2 équivalents correspondent à 6,70) ; il perd cette eau à 100 degrés.

Sous l’influence de la chaleur, il se décompose comme le sel anhydre :

3(Co*Cl 3 .5AzH 3 .2 HO) = 6CoCl + 6 AzII‘Cl + 11 AzII» + 6 Ht) + Az.

1,70 pour 100 d’azote ont été recueillis au lieu de 1,74 (F. Rose).

Le chlorure d’or donne après quelque temps un précipité lilas ou pourpré qui paraît être le chlorhydrate non transformé ;

Le chlorure de platine, un précipité orangé pâle ;

Le chlorure de mercure, un précipité rouge rosé, de couleur chair et floconneux ;

Le ferricyanure de potassium, de beaux cristaux rouge orangé monocliniques ;

Le cobalticyanure de potassium, de beaux cristaux rouges;

Le ferrocyanure de potassium, un précipité couleur de cannelle, qui passe au brun-chocolat ;

L’oxalale d’ammoniaque, de petits cristaux granuleux rouge-brique.

Le chromate neutre de potasse ne donne pas de précipité ; le bichromate, un précipité rouge-brique.

L’iodure de potassium ne donne pas de précipité (Gibbs et Genth).

Voici les dérivés du sel avec le chlorure de platine et le chlorure de mercure. Ils ont été préparés par Jôrgensen.

Avec le chlorure de platine on obtient trois composés différents.

Chloroplatinates.— a. Co^l^HOjSAzH^SPtCP-l-OHO. —Il est précipité dans une solution neutre et refroidie, au moyen de chloroplatinate de sodium. Il est cristallisé en lamelles brillantes qui perdent 5HO à 100 degrés

b. Co J Cl 3 ,2HO,5 AzH 3 ,PlCl-|-HO. —Précipité cristallin rouge brun, formé de prismes microscopiques qui perdent l’eau qu’ils contiennent à 100 degrés en se transformant en chloroplatinate chloropurpuréocobaltique. Pour l’obtenir on mélange des solutions concentrées de chlorure de platine et de chlorure roséocobaltique.

c. Co»Cl 3 ,2 HO,5 AzH 3 ,PtCl 2 -fHO.— On l’obtient en ajoutant à une solution chlorhydrique de chlorure roséocobaltique, d’abord une solution au dixième de chlorure de platine, puis après filtration, de l’alcool à 95 degrés. Il est cristallisé en lamelles microscopiques, qui perdent toute leur eau à 100 degrés, en se transformant en un mélange de chlorure chloropurpuréocobaltique et de chlo rure de platine (Jôrgensen).

CHLOROMERCURATES ROSÉOCOBALÏIQUES.

a. Co*Cl 3 ,2 HO,5 AzII 3 ,2 IlgCl. — On précipite par le chlorure mercurique une solution aqueuse de chlorure roséocobaltique additionnée d’acide chlorhydrique. Le précipité obtenu est cristallin, brillant, rouge. Il se transforme len tement à 100 degrés en chlorure purpuréocobaltique.

b. Co*Cl 3 ,2 HO,5 AzH 3 ,3 Hg*Cl + 2 HO. - Ce composé a été obtenu d’abord par Carstanjen ; on le prépare en chauffant le précédent avec de l’eau acidulé » par l’acide chlorhydrique. Il forme de longues aiguilles roses (Jôrgensen).

COBALT

Il prend aussi naissance dans l’action du chloromercurate de soude sur le chlorure roséocobaltique. Il régénère ce dernier composé quand on le décompose par l’acide chlorhydrique.

Jôrgensen a représenté la constitution du chloromercurate roséocobaltique par la formule atomique suivante, dans laquelle le chlore figure comme élément trivalent :

[CoUO AzH 3 ]6(HgCl 3 )'.4 11*0.

Dans la formule du chloromercurate chloropurpuréocobaltique,'le chlore entrerait en qualité d’élément bivalent.

SULFATE CHLOROROSÉOCOBALTIQUE.

Co*OCl*.S0 3 .5AzH 3 ?

Il se produit dans l’action d’un courant de chlore sur une solution du sulfate iodé.

On obtient, après la séparation de l’iode et par évaporation spontanée, une masse cristalline qui ne paraît pas être homogène, et est peut-être composée de chlorhydrate et de sulfate purpuréocobaltique (Krok).

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