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J58 ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE

Si on effectue la réduction à une température trop faible, le cobalt résultant peut être pyrophorique. , .

Il en est ainsi, d’après Rose, quand le précipité de cobalt renferme des matières étrangères et principalement de l’alumine; il est alors pyrophorique au contact de l’air, même quand il a été chauffé fortement.

H serait sans doute à propos de rappeler ici les expériences assez récentes de M. Moissan sur le fer pyrophorique ; ces expériences établissent que le fer réduit doit la propriété de s’enflammer à la présence d’un sous-oxyde qui se forme surtout quand la température de réduction ne dépasse pas le rouge sombre. Un fait analogue pourrait se produire avec le cobalt.

Rose recommande de prendre les précautions suivantes :

Après avoir pesé le métal réduit, on le lave avec de l’eau et l’on extrait ainsi un peu d’oxyde alcalin. On continue les lavages jusqu’à ce que l’eau ne bleuisse plus le papier de tournesol. On dessèche le métal et on le calcine dans un courant d’hydrogène. On constate après ces opérations une légère, perte de poids, qui peut s’élever jusqu a 2 millièmes du poids primitif. Le métal peut aussi contenir une petite quantité de soufre provenant de la réduction de l’acide sulfurique ou des sulfates. Aussi pour que cette quantité soit excessivement faible, il ne faut pas faire bouillir trop longtemps le précipité avec la liqueur et bien laver ce précipité.

dosage du cobalt a l’état de sulfate.

Quand le cobalt est en dissolution, on évapore directement la solution en chauffant avec précaution et en élevant graduellement la température, que l’on pousse à la fin jusqu’au rouge sombre et que l’on maintient pendant un quart d’heure.

On doit faire cette évaporation dans un creuset ou dans une capsule de platine, ou si la quantité de liquide est trop considérable pour cela, ou réduit d’abord le volume primitif jusqu’à ce qu’il puisse être contenu dans le vase de platine, dans lequel l’évaporation doit être achevée.

Quand on élève trop rapidement la température, il arrive que les bords du vase noircissent: on humecte la substance avec l’acide sulfurique, on sèche et on calcine de nouveau, en prenant plus de précautions.

On peut doser de la sorte tous les sels de cobalt à acides volatils.

Dosage du sulfure. — On peut aussi doser le sulfure en le dissolvant d’abord dans un peu d’eau régale, en évaporant la solution et en reprenant le résidu avec l’acide sulfurique de manière à convertir le chlorure en sulfate, que J’oiv. calcine d’après les règles précédentes.

dosage du cobalt a l’état de cobalticyanure de mercure (Gibbs).

On fait passer le cobalt à l’état de cobalticyanure de potassium, puis on le précipite dans sa solution portée à l’ébullition par le nitrate de sous-oxyde de

COBALT

mercure et l’on ajoute de l’oxyde mercurique pour enlever les traces d’acide azotique libre. Le coballicyanure de mercure ainsi obtenu est cristallin et facile à laver.

Le cobalt peut être ainsi séparé de plusieurs autres métaux, zinc, fer, etc. Pour le séparer du nickel, on fait bouillir un excès d’oxyde de mercure avec du cyanure de mercure et on ajoute la liqueur à la solution qui contient le nickel et le cobalt à l’état de cyanures. Le nickel est précipité de la sorte à l’état de protoxyde pur qu’on peut calciner et peser. Le poids du cobalt est représenté par la ditférence.

On sépare le manganèse en solation acétique par l’hydrogène sulfuré en présence de l’acétate de soude.

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