‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 12e cahierChapitre 148 sur 258 · PROTOXYDE ANHYDRE · texte numérisé non relu

PROTOXYDE ANHYDRE

NiO.

On connaît un minéral de cette composition, on le désigne sous le nom de bunsénite (voir précédemment Minerais de nickel).

On le prépare :

1° En chauffant au rouge de l’hydrate ou du carbonate de protoxyde à l’abri de l’air. S’il contient du peroxyde, on l'en débarrasse en le chauffant à 100 degrés dans un courant d’hydrogène (Erdmann) ;

2" On peut aussi réduire le nitrate en le maintenant assez longtemps au rouge sur un feu de forge. Si la température est insuffisante, le protoxyde reste gris et contient du peroxyde (Russell).

Obtenu dans ces conditions, le protoxyde est une poudre gris verdâtre, vertolive ou gris noir quand elle a été préparée au ronge blanc, non magnétique, dont la densité est 6,661 (Rammelsberg). La décomposition du nilrate donné surtout une poudre d’un vert pur, qui ne s’oxyde ni à la température ordinaire, ni au ronge, et se dissout dans l’acide chlorhydrique sans dégager du chlore (Russell).

La bunsénite a été reproduite de plusieurs façons :

1» En soumettant à la température d’un four à porcelaine un mélange de borate, de protoxyde de nickel et de chaux, et en dissolvant le borate de chaux dans l’acide chlorhydrique froid (Ebelmen);

2° En faisant passer sur du nickel porté au rouge de la vapeur d’eau qui se décompose lentement (Régnault) ;

3° En fondant dans un creuset de platine à la température du rouge vif, du sulfate de protoxyde de nickel dans du sulfate de potasse, et en enlevant, par des lavages, les résidus de sel potassique (Debray).

Les cristaux ainsi obtenus sont des cubo-octaèdres de couleur verte ou vert-

NICKEL

olive et dont la densité est 6,8. Us sont à peine attaquables par les acides et se volatisent seulement un peu à la température du four à porcelaine. (Elsner).

On a trouvé des cristaux de protoxyde de nickel dans les premières portions du cuivre brut soumis à l’affinage. Ces cristaux sont microscopiques, gris noir, d’un éclat métallique et d’une densité = 6,605, inattaquables par les acides et par l’eau régale, à peine attaquables par l’acide sulfurique concentré bouillant, mais se dissolvant dans le bisulfate de potasse fondu (Genth, Sandberger).

Le protoxyde de nickel est réduit au rouge à l’état métallique non seulement parle charbon, l’oxyde de carbone et l’hydrogène, mais aussi par le potassium et par le sodium. La réduction a lieu avec ce dernier métal à une température un peu inférieure à son point de fusion avec incandescence.

D’après Sidot, il peut être réduit par l’action de la chaleur seule; ce fait, qui avait déjà été annoncé par Richter, tendrait à faire placer le nickel parmi les métaux précieux ; mais cette manière de voir a été contestée par Liebig, Wôhler et Laurent, qui ont attribué celte réduction à la présence de l’oxyde de carbone dans le four à porcelaine. Sidot cependant a opéré dans un creuset de platine placé dans un creuset de terre.

Le protoxyde de nickel est réduit à haute température par le gaz ammoniac sec sous forme d’une poudre noire métallique (Vorster).

Il est également réduit sur le charbon dans la flamme intérieure du chalumeau en présence du carbonate de soude (Berzélius).

Il est enfin transformé par le soufre en sulfure de nickel.

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