‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 13e cahier (volume 2)Chapitre 9 sur 85 · TRAITEMENT DES MINERAIS RICHES EN CUIVRE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES MINERAIS RICHES EN CUIVRE

PROCÉDÉ LE M. H. TAMM

La plupart des minerais de bismuth riches en cuivre sont sulfurés. La réaction sur laquelle se base M. H. Tamm pour séparer le cuivre du bismuth est la réductibilité du sulfure de bismuth par la chaleur ou les corps carbonés en présence des fondants alcalins, tandis que le sulfure de cuivre n’est pas réduit. On fond le minerai avec un mélange de chlorure de sodium, de carbonate alcalin ou de charbon de bois, auquel on ajoute un peu de fleur de soufre pour empêcher toute réduction du cuivre. Le bismuth réduit est à peu près exempt de ce dernier métal.

Si le minerai est un minerai oxygéné, il suffit d’augmenter la proportion du soufre. On mélange alors trois parties de minerai avec deux à trois parties du flux suivant :

Carbonate de soude. o parties.

Sel marin. 2 parties.

Soufre. 2 parties.

Charbon de bois en poudre. 1 partie.

Un essai préalable montrera si l’une ou l’autre de ces proportions doit être modifié. Il est à remarquer que la quantité de ce mélange à ajouter peut être considérablement diminuée lorsqu’on opère en grand.

Dans l’extraction du bismuth par le soufre, on éprouve une perte inévitable de bismuth d’environ 8 pour 100, mais le métal obtenu est beaucoup plus pur.

On ne peut opérer cette réduction dans un appareil en fer, ce métal agissant comme réducteur sur le sulfure de cuivre (H. Tamm, Chem. News, t. XXV, pp. 85 et 100).

Page 1