‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 13e cahierChapitre 70 sur 93 · SILICATE DE PLOMB · texte numérisé non relu

SILICATE DE PLOMB

La silice dialysée donne avec l’acétate de plomb un précipité blanc. Ce corps se forme encore quand on traite par l’ammoniaque l’hydrofluosilicate de plomb.

Un mélange de minium et de silice pure donne par fusion un verre jaunâtre; suivant la nature des corps employés et les procédés de chauffe, on obtient des échantillons de densité, de couleur et de pouvoir réfringents différents.

La présence d’alcali facilite la formation du verre et fait varier ses qualités physiques et optiques. Le cristal si connu en verrerie renferme de l’oxyde de plomb.

La présenee de ce corps dans les verres facilite la fusion de ceux-ci. Les récipients en terre ou en verre sont facilement transpercés en présence de l’oxyde de plomb. On sait qu’il n’est même pas possible de décomposer l’azotate de plomb dans des cornues en verre sans risquer de fondre ces récipients. Avec un peu de plomb les verres sont blancs, avec un excès ils deviennent jaunes.

Faraday a obtenu des verres spéciaux en faisant fondre des mélanges de silice, d'acide borique et d’oxyde de plomb.

Les silicates alcalins dissous dans l’eau dissolvent surtout à chaud de l’oxyde de plomb. Il se produit une matière gélatineuse qui se dessèche à l’air en une masse opalescente.

L’oxyde de plomb fondu avec divers silicates donne des verres. Ainsi.Berthier a obtenu les deux composés suivants avec la zircone :

2Pb0,Zr0 2 ,Si0 3 ;

Pb0,Zr0 2 ,Si0 2 .

FLUOSILICATE DE PLOMB.

Berzelius, en attaquant l’oxyde de plomb par l’acide hydrofluosilicique, avait obtenu une liqueur qu’il n’avait pu faire cristalliser et qui évaporée avait laissé une masse gommeuse, soluble à nouveau dans l’eau.

Marignac {Ann. des mines [5], t. XV, p. 251) a obtenu des solutions qui restaient très facilement sursaturées, mais avec des solutions convenablement concentrées il est arrivé à faire cristalliser nettement deux hydrates. Il a entrevu une troisième espèce de cristaux qu’il n’à pu isoler.

a. PbFl,SiFl 2 ,2 HO. — Ces cristaux appartiennent au système monoclinique. Ils attirent l’humidité. Chauffés, ils perdent leur eau et laissent du fluorure de plomb.

Analyse. Calculé. Trouvé (Marignac).

Pb. 53,77 53,33

Si. 7,27 6,30

Fl. 29,61 28,86

b. PbFl,SiFl 3 ,4H0. — Ce sel se présente sous la forme d’assez gros cristaux appartenant aussi au système monoclinique. Il fond au-dessus de 100 degrés et perd de l’eau et du fluorure de silicium. Il reste du fluorure de plomb en proportion correspondante à la formule indiquée.

Analyse. Calculé. Trouvé (Marignac).

Pb. 49,71 48,67

Si. 6,65 5,64

Fl. 27,08 28,38

HO. 17,10 j

VEBRES DE THALLIUM.

Lamy a obtenu des verres très denses et de réfringence considérable en faisant fondre des mélanges de sable, de minium et de sels de thallium. Les qualités des verres obtenus varient avec les mélanges employés. La transparence de ces verres change aussi avec les sels de thallium dont on se sert. Le carbonate de thallium donne des verres colorés en jaune. Cette coloration est due à la présence de sous-oxyde de thallium. Le sulfate de thallium donne des verres incolores. La densité des échantillons obtenus varie de 4,231 à 5,625 et leur indice de réfraction, pour la lumière du sodium, entre 1,71 et 1,945.

PLOMB ET SES COMPOSÉS

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