MÉTHODE PAR LES PESÉES
Le composé mercuriel dissous étant à l’état de sel mercureux, on précipite la dissolution par du chlorure de sodium; il se forme du protochlorure de mercure insoluble ; on le lave, on le recueille sur un filtre taré et on le pèse après l’avoir séché à 100 degrés. Cette méthode est très précise.
Pour amener un certain nombre de sels mercureux en dissolution, il suffit de les mettre en digestion pendant un certain temps avec de l’acide azotique étendu
MERCURE
exempt d’acide chlorhydrique, à la températui’e ordinaire ; à chaud, on ne pourrait éviter la formation d’un peu de sel de bioxyde.
Il faut éviter aussi, dans cette opération, la présence d’un trop grand excès d’acide azotique; si cependant la liqueur était trop acide, on la neutraliserait un peu avec du carbonate de soude avant la précipitation.
MÉTHODES VOLUMÉTRIQUES.
Avec l’hyposulfite de soude. — Le sel mercureux est précipité à l’état de protochlorure et lavé ; on crève le filtre, on recueille le précipité dans un vase et l’on ajoute de l’iode en excès, en quantité connue, qui transforme le souschlorure en iodure mercurique. On dose ensuite l’excès d’iode employé au moyen d’une solution titrée d’hyposulfite de soude. Cette marche est préférable à celle qui consisterait à chercher la quantité d’iode nécessaire à la réaction parce que la transformation du sous-chlorure en biiodure a surtout lieu en présence d’un excès d’iode.
Avec l’azotate d’argent. — On précipite la dissolution du sel mercureux avec du chlorure de sodium en solution titrée et en excès, parce qu’on ne peut pas voir nettement, comme avec l’argent, la fin de l’opération; on filtre, on lave et l’on recherche dans la liqueur l’excès de chlorure de sodium employé, au moyen de l’azotate d’argent. La fin de la précipitation se voit nettement alors, parce que le chlorure d’argent se rassemble facilement.