‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 14e cahierChapitre 129 sur 152 · MÉTALLURGIE DU MERCURE · texte numérisé non relu

MÉTALLURGIE DU MERCURE

La métallurgie du mercure est, en théorie, une des plus simples; mais la facile volatilité du mercure constitue toujours une perte, et c’est la difficulté principale que l’on rencontre dans l’extraction du mercure. Le minerai employé est le sulfure de mercure, et presque toujours c’est par grillage que l’on sépare le mercure du soufre, celui-ci passant à l’état d’acide sulfureux; c’est principalement dans les procédés employés pour la condensation du mercure que diffèrent les diverses usines.

Bien rarement, et seulement lorsque le minerai est pauvre, comme dans le duché de Deux-Ponts, le sulfure est traité par la chaux, qui met le métal en liberté. Cette opération se fait dans des cornues en fonte munies de récipients où le mercure vient se condenser.

La mine de mercure la plus abondante est maintenant celle de New-Almaden, en Californie; celle d’Almaden, en Espagne, est ensuite la plus importante; longtemps même, c’était de beaucoup la plus productive ; Idria, en Carniole, ne vient qu’en troisième rang.

Nous allons passer successivement en revue les procédés employés dans ces trois pays, en empruntant les détails au Mémoire de M. Kuss sur les mines et usines d’Almaden, à celui de M. Huyot sur celles d’Idria, et à celui de M. Coignet sur celles de New-Almaden.

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