‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 14e cahierChapitre 26 sur 152 · CARRURE DE CUIVRE · texte numérisé non relu

CARRURE DE CUIVRE

D’après Karslen, on peut obtenir un carbure contenant 0,2 pour 100 de carbone, en chauffant progressivement jusqu’à la température de la fusion des lames de cuivre en contact avec du noir de fumée.

Le carbure de cuivre est d’un rouge-jaunâtre; il est malléable à froid, et cassant à chaud. Sa cassure est fibreuse. Fondu à l’air, il perd une partie de son carbone.

Ces propriétés sont, comme on le voit, assez mal définies, et il y a lieu de douter qu’il existe réellement une véritable combinaison de cuivre et de carbone.

(1) Journal fur praktiscke Chemie, t. XCI, p. 193.

HYDRÜRE DE CUIVRE (Cu®H)

Ce composé singulier a été découvert-par M. Wurtz, en faisant réagir l’acide hypopliosphoreux sur un sel de cuivre.

Pour le préparer, on fait dissoudre 1 partie d’hypophosphite de baryte dans l’eau, et on en précipite complètement la baryte par l’acide sulfurique ; on ajoute à la liqueur filtrée 0,8 partie d’une solution concentrée de sulfate de cuivre. On chauffe doucement le mélange à une température un peu inférieure à 70 degrés. Il se forme d’abord un sel cuivreux, puis, par suite d’une réduction plus profonde, de l’hydrure de cuivre, qui se précipite sous la forme d’une poudre d’un brun-kermès.

A ce moment, il faut refroidir le ballon pour éviter une décomposition partielle du produit. On jette le dépôt d’hydrure de cuivre sur un filtre, et on le lave dans une atmosphère d’acide carbonique, avec de l’eau privée d’air; enfin on le sèche rapidement entre des doubles de papier buvard.

L’hydrure de cuivre, à l’état sec, se décompose déjà vers 50 degrés. A 60 degrés, la décomposition est brusque, et peut amener la projection de la masse. Humide, il est un peu plus stable. A l’air, il se convertit en une poudre jaune d’hydrate d’oxyde cuivreux. Il s’enflamme dans le chlore. L’acide chlorhydrique en dégage de l’hydrogène, même à froid, avec une vive effervescence; il se forme en même temps du chlorure cuivrique. Le volume d’hydrogène obtenu dans ces conditions est double de celui qui se dégage par l’action de la chaleur seule :

Cu*U + HCl == Cu*Cl -f H».

Il reste généralement un peu de cuivre inattaqué. On peut néanmoins obtenir une dissolution complète, en traitant par l’acide chlorhydrique le précipité d’hydrure cuivreux dans la liqueur où il s’est formé.

D’après M. Berlhelot, l’hydrure de cuivre contiendrait de l’eau dé constitution (1,3 pour 100), du soufre, du phosphore, et de l’oxygène en proportions variables de 1 à 4 pour 100; ce serait une sorte d’hydroxyde phosphaté de cuivre. M. Wurtz, au contraire, s’appuyant sur les analyses de M. Van der Burg, soutient que le phosphate de cuivre n’est qu’une impureté.

Ajoutons que M. Poggendorff a obtenu l’hydrure de cuivre par l’électrolyse d’une solution étendue de sulfate de cuivre, et que M. Schulzenberger a constaté sa formation dans la réaction de l’hydrosulfite de soude sur le sulfate de cuivre à froid (1).

(1) linllelin de la Société chimique, t. XII, p. 122.

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