‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 14e cahierChapitre 35 sur 152 · HYPOCHLORITE DE CUIVRE · texte numérisé non relu

HYPOCHLORITE DE CUIVRE

Balard l’a obtenu en dissolvant l’hydrate cuivrique dans l’acide hypochloreux. Quand on le chauffe, il laisse dégager de l’acide hypochloreux, et probablement un peu d’oxygène, et il se transforme en oxychlorure.

L’hydrate cuivrique se dissout dans l’eau de chlore; la dissolulion possède des propriétés décolorantes, et paraît contenir un mélange de chlorure et d’hypochlorite ; par la distillation, elle donne de l’acide hypochloreux (Cdienevix, Grouvelle).

CHLORATE DE CUIVRE (Cu0C10®,6 HO)

Il a été découvert par Vauquelin, en faisant dissoudre de l’hydrate cuivrique dans de l’acide chlorique aqueux. Pour le préparer, on décompose exactement une solution de sulfate de cuivre par le chlorate de baryte, on filtre, et on évapore dans le vide. Ce sel cristallise en octaèdres verts. Il est déliquescent, très soluble dans l’eau et dans l’alcool. Il fond à 65 degrés, et commence à se décomposer vers 100 degrés, en dégageant des bulles gazeuses, accompagnées d'une petite détonation. Il reste un sel basique vert, ne se décomposant qu’audessus de 200 degrés, insoluble dans l’eau, soluble dans les acides étendus (Wachter).

PERCHLORATE DE CUIVRE

La dissolution de l’hydrate cuivrique dans l’acide perchlorique donne des cristaux bleus, mal définis, de perchlorate de cuivre.

Ce sel est déliquescent, soluble dans l’alcool ; il rougit le papier de tournesol. Du papier, imbibé de sa solution aqueuse et séché, détone sur les charbons ardents (Serullas).

BUOMATES DE CUIVRE

Bromate neutre (Cu0Br05,5H0). — On le prépare en dissolvant le carbonate de cuivre dans l’acide bromique.

Ce sel cristallise en prismes bleus, appartenant au système régulier. Densité, 2,583 (Topsoë). Ils sont inaltérables à l’air. Dans le vide, en présence de l’acide sulfurique, ils s’effleurissent en donnant une poudre bleuâtre. Ils perdent toute leur eau vers 200 degrés, mais une partie du brome se dégage en même temps.

Bromate basique (CuOBrO®,5CuO,10HO). — Il se précipite quand on sature

incomplètement par l’ammoniaque la dissolution du sel précédent. Il déshydrate vers 200 degrés, en devenant gris-verdâtre.

lODATE DE CUIVRE

Milton en a fait une étude approfondie. Il existe sous quatre formes bien distinctes :

1° Lorsqu’on verse l’acide iodique dans un sel de cuivre, il se fait un précipité blanc-bleuâtre, très volumineux, qui se redissout assez facilement par l’agitation. Cet iodate soluble n’a qu’une existence éphémère; il devient bientôt compact et grenu, en même temps qu’il prend une teinte plus foncée, et s’humecte considérablement, quelque soin qu’on ait pris à le dessécher entre des doubles de papier avant sa transformation.

2" Quand on verse le sel de cuivre dans l’acide iodique, on obtient immédiatement la modification insoluble. Elle se produit encore, quand on traite le carbonate de cuivre par l’acide iodique. L’iodate de cuivre ainsi préparé est bleu clair ; il retient un équivalent d’eau.

3“ En traitant l’oxyde noir précipité par l’acide iodique, il se forme une poudrn grisâtre d'iodate de cuivre, qui ne perd son eau que vers 270 à 280 degrés Millon lui assigne la formule ;

105,3 CuO,2105,HO.

4“ L’oxyde de cuivre calciné au rouge, au contact d’une solution d’acide iodique, se transforme en iodate sans changer d’aspect. Chauffé quelque temps avec l’acide iodique, il se transforme en iodate gris de la troisième variété. Il perd son eau comme le précédent, entre 270 et 280 degrés. D’après Millon, il aurait pour composition :

I05,6Cu0,2I05,H0.

D’après Rammelsberg, l’iodate de cuivre se dissout dans 30 parties d’eau froide et 154 1/2 d’eau bouillante.il est soluble à chaud dans l’ammoniaque, qui abandonne par refroidissement des cristaux bleus de sel ammoniacal :

Cu0I05,2AzH3,3H0.

(Berzelius.)

PERIODATES DE CUIVRE

CuOIO’,CuO,6HO. — En dissolvant l’hydrate cuivrique dans l’acide hyperiodique, il se sépare d’abord un periodale tétrabasique, puis, plus tard, par évaporation spontanée de la liqueur, un periodate monobasique, en cristaux d un vert sombre (Rammelsberg).

CuOIO’,3CiiO,2HO.— On l’obtient, en précipitant une dissolution de sulfate de cuivre par le periodate monobasique de soude, ou mieux, en traitant le carbonate de cuivre hydraté par un léger excès d’acide hyperiodique (Benkiser, Langlois). C’est une poudre verte, qui devient jaune quand on la chauffe; elle est très soluble dans l’acide nitrique étendu.

CuOIO’,3 CuO,7 HO. — Quand on mélange des dissolutions d’azotate de cuivre et de periodate de soude, il se forme d’abord un précipité du sel précédent; la liqueur filtrée laisse déposer ensuite des cristaux verts de l’hydrate à 7 équivalents d’eau.

CuOIO’,4CuO,5HO. — C’est une poudre verte qu’on obtient en introduisant du carbonate de cuivre dans l’acide hyperiodique. Chauffée à 200 degrés, elle perd un peu d’eau. A plus haute température,il se dégage de l’eau, de l’oxygène, et un peu d’iode.

En mélangeant des solutions de periodate de potasse et d’azotate de cuivre, Hammelsberg a obtenu un periodate double de cuivre et de potasse :

4 (GuOIO’,3 CuO) 3 (ROIO’,KO) + 60 HO.

• L’eau décompose ce sel en ses éléments (1).

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