‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 14e cahierChapitre 49 sur 152 · DISSOUS · texte numérisé non relu

DISSOUS

Hgü + 0 — HgSQ solide .

Cal.

Cal.

Hg + 0-HgO.

Hg S gaz = HgS solide .

Hg -h S solide — HgS.

Hg2 -f- Cl gaz — Hg^CI.

Hg-1- Cl —HgCI..

Hg® + Br gaz — Hg®Bi- solide .

Hg® -1- Br liquide — Hg®Br solide .

Hg -f Br gaz — HgBr solide .

Hg -j- Br liquide — HgBr solide .

Hg®' + 1 gaz — Hg®l solide .

Hg® -i- 1 solide — Hg®l solide .

Hg -j- I gaz — Hgl solide .

Hg -j- I solide — Hgl solide .

Hg -f Cv gaz — HgCv solide .

CHALEURS de NEUTRALISATION DE L’OXYDE DE MERCURE PAR DIVERS ACIDES.

HgO + HCl. + 9Cai,45

HgO + HS.;.... + 24Cai,35

HgO + HCy. + 15Cai,5

Pour avoir les chaleurs de formation de ces composés depuis le mercure gazeux, il faut ajouter à ces nombres -[-7Cai,7 par équivalent de mercure.

Purification du mercure. — Le mercure contient comme impuretés un sousoxyde de mercure et des métaux étrangers; ce sont surtout ces derniers qu’il est important d’éliminer.

On ne peut le faire d’une façon absolue par la distillation, le mercure entraînant toujours dans sa volatilisation une certaine portion des métaux étrangers qu’il contenait. Ce procédé permet néanmoins d’en séparer la plus grande partie; mais le mercure contient alors une certaine quantité d’oxyde, formé pendant la distillation, dont on doit débarrasser le mercure par un lavage avec un acide étendu.

Parmi les nombreux procédés indiqués pour obtenir une purification plus complète, nous citerons les suivants ;

(1) Mécanique chimique (Berthelot).

L’un des plus commodes consiste à chauffer vers 100 degrés du mercure avec une dissolution de nitrate mercureux ou même avec de l’acide azotique étendu qui passe rapidement à cet état en dissolvant une petite partie du mercure. S’il existe des métaux étrangers, au contact de l’azotate mercureux, ils déplacent le mercure en passant à l’état d’azotates; de sorte qu’au bout d’un certain temps les métaux étrangers sont passés à l’état de nitrates et le mercure, lavé à l’eau froide et séché dans le vide, est bien pur.

On peut aussi remplacer dans cette purification l’acide azotique par l’acide sulfurique étendu.

On a aussi indiqué le procédé suivant : on distille dans une cornue de fer du mercure avec de la limaille de fer; on emploie souvent aussi la distillation en présence d’un dixième en poids de sulfure de mercure ; les métaux étrangers sont dans ce cas éliminés à l’état de sulfures.

Diverses autres méthodes sont fondées sur la réduction par la chaleur de divers sels de mercure : c’est ainsi que l’on peut chauffer uu mélange de chaux et de sulfure de mercure, de bichlorure de mercure et de fer. On peut aussi décomposer par la chaleur l’oxyde de mercure.

Lothar Meyer conseille de faire tomber le mercure que l’on veut purifier en filet mince dans une dissolution étendue de perchlorure de fer contenue dans un tube long de i“,50 et de quelques centimètres de diamètre.

On a aussi conseillé d’agiter vivement et à plusieurs reprises dans un flacon fermé du mercure avec du sucre en poudre.

Un procédé commode consiste à employer une solution étendue et acide de bichromate de potasse (5 grammes de bichromate, quelques gouttes d’acide sulfurique, 1 litre d’eau).

Le mercure obtenu par un quelconque de ces procédés, a besoin en général d’être lavé, puis séché. Cette dernière opération doit se faire dans le vide à la température ordinaire; car, sans cette précaution, le mercure se recouvrirait d’une pellicule d’oxyde. Chaque fois d’ailleurs que le mercure est resté exposé à l’air, il contient un peu d’oxyde, aussi conserve-t-on très souvent le mercure sous une couche d’acide sulfurique.

Millon recommande pour la purification du mercure le procédé suivant: pour 1 kilogramme de métal on emploie 50 grammes environ d’acide azotique étendu de deux fois son volume d’eau. Le mercure, débarrassé du nitrate ainsi formé, est mis ensuite en ébullition avec de l’acide nitrique pur, employé cette fois en quantité suffisante pour dissoudre la plus grande partie du métal. 1 kilogramme de mercure peut être dissous aux 9 dixièmes; 100 grammes environ doivent rester inattaqués. Le nitrate de mercure obtenu dans ce second temps de l’opération est réduit en oxyde par la chaleur, et l’oxyde rouge est lui-même calciné dans une cornue de porcelaine, jusqu’à révivification du métal.

La première action de l’acide nitrique a pour objet d’attaquer les métaux les plus oxydables; dans la seconde addition d’acide nitrique, les métaux moins oxydables que le mercure doivent rester dans la partie métallique indissouté.

Comme le mercure réduit par ce procédé, dissout une quantité notable d’oxyde» on enlève ce dernier en agitant avec de l’acide sulfurique, on lave ensuite à

MERCURE

grande eau, et l’on sèche le métal au-dessus de l’acide sulfurique, sous le récipient de la machine pneumatique.

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