CHLORURE MERCUREUX ET CHLORURE DE SOUFRE
Ce composé a pour formule Hg®Cl,SCl. On l’obtient par l’action du soufre sur le bichlorure de mercure, ou par l’action directe du calomel sur le chlorure de soufre. Quand on opère par le premier procédé, on triture dans un mortier 9 parties de bichlorure de mercure avec 2 parties de soufre en fleur préalablement lavé et bien séché. La masse est ensuite chauffée modérément dans une capsule en porcelaine fermée par un entonnoir. Le composé Hg®Gl,SCt vient se déposer en cristaux très déliés sur les parois de l’entonnoir. On répète l’expérience à plusieurs reprises en laissant, chaque fois, la masse se refroidir.
Lorsqu’on prépare ce corps directement, on fait une masse pâteuse de chlorure de soufre et de calomel ; on l’abandonne à elle-même pendant environ vingtquatre heures. On distille ensuite la matière dans une cornue; le chlorure de soufre en excès distille le premier; on obtient ensuite le composé cherché. Il cristallise dans le système orthorhombique en ci’istaux d’un jaune pâle. L’eau décompose ce corps immédiatement (Capitaine, J. pharm., XXV, 525 et 566).
CHLORURE MERCUREUX ET CHLORURE D’ÉTAIN, Hg®Cl,SnCl.
On obtient ce corps en traitant une partie d’un amalgame d’étain composé de 3 parties d’étain pour 1 de mercure par 24 parties de chlorure de mercure. La masse est d’ahord chauffée peu à peu jusque vers 250 degrés. On la pulvérise après refroidissement et on la chauffe alors à 300 degrés. On obtient alors une sublimation de petits cristaux ayant la composition indiquée plus haut. L’eau les décompose (Capitaine, J. pharm ., XXV, 549).