‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 15e cahier (volume 2)Chapitre 103 sur 157 · III. — ARGENT ET ZINC · texte numérisé non relu

III. — ARGENT ET ZINC

D’après Berthier, les alliages d’argent et de zinc, qui contiennent une forte proportion de ce dernier métal, forment une masse métallique blanc bleuâtre, cassante, à texture grenue et à grains fins. Berzélius (1) donne les mêmes caractères aux alliages d’argent et de zinc, sa description s’appliquant sans doute encore aux alliages riches en zinc.

L’alliage qui contient H parties de zinc pour 1 partie d’argent est totalement volatilisable au rouge vif. Nous avons déjà mentionné cette propriété de l’argent d’être entraîné à l’état de vapeur, dès qu’il est fondu, avec des vapeurs de métaux plus volatils, lorsque ceux-ci sont en grand excès, bien que l’argent pur ne puisse pas être volatilisé aux températures ordinaires de nos fourneaux.

Péligot (2) a publié, en 1864, une étude détaillée des alliages d’argent et de zinc riches en argent; ces recherches avaient été faites dans le but d’obtenir des alliages monétaires, présentant les caractères physiques nécessaires à la fabrication des monnaies d’argent divisionnaires, tout en contenant cependant Un peu moins d’argent, qui aurait été remplacé par du zinc.

Dans ces expériences, l’alliage était formé en fondant à l’avance l’argent dans un creuset, et y ajoutant la quantité de zinc nécessaire, ou plutôt un poids un peu supérieur, une petite quantité de ce métal se volatilisant et brûlant à l’air au moment où la combinaison s’effectue. L’expérience apprend bien vite dans quelle proportion le poids du zinc doit être augmente pour fournir un titre déterminé.

Les alliages étaient coulés ensuite dans des lingotières plates, tenant environ

1 kilogramme. Les plaques étaient ensuite coupées en deux parties, dansl sens de leur longueur, et une des moitiés transformée par le laminage, sans recuit, en lames de 58 centimètres de longueur et 1 millimètre d’épaisseur sur 7 centimètres de largeur. Ces plaques s’étiraient bien sans déchirure ni gerçure.

On prenait ensuite des prises d’essais sous forme de rondelles du diamètre et du poids d’une pièce de i franc^ aux mêmes points, savoir :

Tête de la lame.

Milieu de la lame. Pied de la lame...

Bord.

Centre.

Bord.

Centre.

Bord.

Centre.

Les centres (n“ 2, 4, 6) étaient prélevés sur le même plan horizontal que les bords.

Les essais, faits par le procédé de la voie humide, ont donné les résultats suivants :

ALLIAGES d’argent E

Page 1